Aubier

  • Les chimères du corps ; de la somatisation à la création

    Sylvie Le Poulichet

    Parution : 15 Septembre 2010 - Entrée pnb : 14 Février 2014

    Depuis plusieurs années, Sylvie Le Poulichet explore la dynamique de phénomènes qu'elle a dénommés "processus limites", à l'oeuvre chez des patients ordinairement désignés comme borderline. Ces patients souffrent d'une difficulté à "habiter" leur corps, à repérer les limites entre le vivant et le mort et à s'approprier leur histoire.
    Le déploiement de la vie paraît chez eux tombé sous le coup de condamnations parentales, émanant d'événements traumatiques et de fantasmes inconscients, qui se transmettent de génération en génération. Ces sujets en viennent à sacrifier inconsciemment certaines zones de leur corps ou des aspects de leur identité sexuelle. Et des somatisations, des dépressions, des addictions (la boulimie, par exemple), des états de figement affectent souvent leur devenir.
    Dans cet ouvrage, on voit se déployer les mouvements de la démarche analytique : l'auteure relate des séquences de cure où l'analyse de rêves et la traversée de fantasmes permettent de recomposer les figures du corps en souffrance.
    Des scènes insoupçonnées apparaissent, ayant le pouvoir de construire de nouvelles versions de la venue au monde du sujet. Et c'est lorsque s'animent les images du corps pensées par le langage du rêve que se produisent de nouvelles prises de corps. C'est lorsque sont analysées les chimères du corps - ces étranges assemblages fantasmatiques de plusieurs corps, vivants ou morts, en un seul, qui vont jusqu'à menacer la continuité d'existence - que tous les symptômes douloureux disparaissent.
    Ce livre montre quels sont les modes d'interprétation qui permettent de dissoudre les fantômes, de dénouer les forces traumatiques et de mettre en jeu des processus créateurs qui laisseront enfin surgir un nouveau champ de regard, de présence, de jeu et de désir.

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  • Un mystère plus lointain que l'inconscient

    Alain Didier-Weill

    Parution : 28 Avril 2010 - Entrée pnb : 17 Mars 2014

    Qu'y a-t-il dans le regard étonné que le nouveau-né pose sur le monde ? dans le "pourquoi" insistant de l'enfant ? dans la sidération de l'adulte à l'écoute d'une note, d'un rythme, d'un trait d'esprit inouïs ? dans le vol suspendu du danseur ? Le surgissement d'un nouveau radical qui va bien au-delà du renouveau lié à la remémoration d'un signifiant refoulé, tel que Freud l'avait formulé. Il est la clé d'un lieu auquel le mot ne donne pas accès et que Lacan situait « plus loin » que l'inconscient.
    Mais comment s'approcher d'un tel lieu ? L'acte de création semble y mener lorsqu'il offre à notre perception de quoi appréhender l'invisible, l'inouï. Et n'y a-t-il qu'une réponse à cet étonnement ? Quelles instances psychiques met-il en jeu ? Pour répondre à ces questions, la religion offre une piste intéressante : le choix inconscient que provoque le nouveau radical sera celui de l'hérétique (qui veut que l'étonnement subsiste) ou celui de l'inquisiteur (qui veut le voir abdiquer). C'est ainsi que certains philosophes contemporains - tel Alain Badiou - sont conduits, au nom du dogme chrétien inventé par saint Paul, à ne voir qu'une imposture dans l'étonnante universalité des lois de la Parole données par Moïse.
    L'étonnement est ce qui cesse avec le dogme : lorsqu'il est la voie par laquelle le sujet entre en résonance avec la loi et l'outrepasse ; lorsqu'il rend le complexe d'OEdipe plus complexe en le renvoyant à son ancêtre Dionysos, dieu de ce qui sonne et résonne ; lorsqu'il donne accès au nouveau absolu délivrable par le réel.

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  • Les enfants de l'indicible peur ; nouveau regard sur l'autisme

    Henri Rey-Flaud

    Parution : 20 Octobre 2010 - Entrée pnb : 17 Mars 2014

    Ce livre met en lumière un visage inconnu de l'enfant autiste. Si cet enfant n'est jamais entré dans le "monde des gens", c'est qu'il a été frappé d'une indicible peur devant son étrangeté et médusé par sa beauté. Cette révélation rend la figure du petit garçon ou de la petite fille hors du temps et hors d'atteinte tout à coup moins énigmatique.
    C'est non seulement cette rencontre manquée avec l'Autre que Henri Rey-Flaud nous fait découvrir, mais encore les stratégies savantes mises en oeuvre par l'enfant pour ne pas être submergé par le réel, ni emporté par la dynamique du langage : ainsi Sarah accrochée à son coquillage-fétiche ou Antonio maniant son miroir, lieu de sa disparition et de sa renaissance. Que ces défenses soient insuffisantes à contenir sa peur, c'est ce dont témoigne la façon qu'il a de murer son regard, sa voix et son corps. Une rétention, quelquefois totale, difficile à soutenir pour les parents. Mais la forteresse dans laquelle il se replie n'est pas vide : un guetteur veille en permanence, attentif à l'Autre redouté et, on ne le sait pas, souvent attendu. Son visage "partagé par le milieu", selon la formule d'un patient, un oeil tourné vers l'intérieur et l'autre vers le monde, exprime cette contradiction. Le lien subtil ainsi maintenu avec la communauté des hommes montre que de telles conduites de retrait ne sont pas l'effet d'une incapacité mais d'un refus résolu qui invalide la mise en cause brutale des parents, avancée par les premiers spécialistes.
    L'enfant autiste présente une figure inédite du "non-agir" promu par les sagesses orientales, qui détermine son rapport paradoxal à la "normalité" et montre que la guérison, dans son cas, signifie rompre le charme, lever l'enchantement qui le tient prisonnier.

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  • Lettres à ses enfants

    Sigmund Freud

    Parution : 17 Octobre 2012 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    La correspondance (1907-1939) de Sigmund Freud avec ses cinq premiers enfants, Mathilde, Martin, Olivier, Ernst et Sophie - Anna, la cadette, ayant fait l'objet d'une publication séparée - permet de découvrir quel père a été l'inventeur de la psychanalyse et d'observer l'homme à distance de sa théorie et de sa pratique analytique.
    Freud n'était pas un père au quotidien, et son activité professionnelle l'éloignait de ses enfants. Mais il veillait à rester pour eux un soutien inaliénable, alors même qu'ils étaient devenus adultes. Il manifestait à leur égard une humanité profonde et palpable, une générosité débordante. Jamais il ne leur opposait une attitude moralisante. Au-delà de l'aide bienveillante, financière, psychologique et médicale, il contrebalançait son autorité par une écoute, une compréhension, une souplesse constantes. En patriarche, il avait "un besoin urgent à la vie à la mort" du sentiment que ses enfants "aient ce qu'il leur faut". Au risque peut-être de les maintenir dans la dépendance.
    Certains traits de la pensée scientifique de Freud s'éclairent de ce jour nouveau. La même franchise face aux questions d'argent ou de sexualité, le même attachement à comprendre l'autre, la même tolérance envers l'humain... Aucune autre source que ces paroles paternelles n'exprime mieux la cohérence qui existe entre la personne de Freud et son oeuvre.

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  • Le monde du rêve, le monde des enfants

    Conrad Stein

    Parution : 4 Octobre 2011 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Dans ce recueil de textes, réunis après la mort de Conrad Stein, on trouvera des clés pour la conduite de la cure. Des clés pour traverser les difficultés de l'analyse et en affronter les énigmes : celle du féminin, de la séduction, du tragique... Conrad Stein y révèle l'inévitable implication du psychanalyste dans le parcours de ses patients et dans les mouvements de la vie psychique que le transfert actualise. "Je ne veux pas que vous soyez intact de moi", lui dit un jour une patiente.
    Conrad Stein montre en quoi l'élucidation des processus en jeu dans la situation analytique est un objectif majeur de la psychanalyse. Il montre que cette notion, loin de figurer dans le contenu manifeste des écrits de Freud, se trouve essentiellement dans ses "linéaments", c'est-à-dire entre les lignes de l'oeuvre, pour qui se laisse aller à une lecture plus imaginative que studieuse.
    Au travers de textes inédits, d'articles ou de transcriptions de séminaires - parmi lesquels "Le bois de l'holocauste", "OEdipe le surhumain" ou "Les Érinyes d'une mère" -, Conrad Stein lance aux lecteurs un appel inattendu : assumez, assumons la responsabilité de notre plaisir dans la lecture "poétique" du texte freudien. Elle apportera plus de "bien" qu'une lecture trop savante. En se laissant interpréter, le texte dévoile les "passions de l'âme" et mène vers une vérité subjective.

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  • Aucun enfant ne grandit sans qu'à un moment ou à un autre ses parents ne craignent pour sa vie. Lorsque la peur de perdre un enfant s'impose comme une échéance, à la suite d'une maladie grave comme le cancer, le traumatisme de la perspective de la mort est souvent difficile à surmonter.
    Dans ce livre, écrit à l'appui d'une expérience de psychanalyste en cancérologie de l'enfant, il est question du bouleversement durable que crée cette peur et des relations que les mères entretiennent avec leur enfant à travers le filtre de l'image qu'elles s'en sont fait depuis l'annonce de la maladie : celle d'un enfant donné pour mort. Danièle Brun met l'accent sur l'ambiguïté de cette image et sur le risque qu'elle représente pour l'enfant si la mère n'y reconnaît pas la reviviscence de ses propres peurs.
    On ne peut pas comprendre les effets traumatiques liés à l'annonce de la mort et à la guérison sans prendre en considération l'image de cet enfant né du fantasme de ses proches, tout particulièrement de sa mère. Cette image, taboue, marque et encombre le retour des enfants à la vie. Mais il est possible de s'en libérer. On en trouvera dans ce livre de nombreuses illustrations.

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  • Les nouveaux tests démystifiés

    Marie Haddou

    Parution : 13 Mars 2013 - Entrée pnb : 14 Février 2014

    Compléter des séries de chiffres, mémoriser des figures géométriques, dessiner un arbre, interpréter des taches d'encre... Les tests de recrutement sont une gymnastique à laquelle il est bon de se préparer avant d'affronter psychologues et cabinets de sélection.
    Conçu dans le même esprit que Les Tests démystifiés, dont le succès depuis vingt ans ne s'est pas démenti, cet ouvrage se veut un manuel pratique pour mieux analyser les tests et les passer avec succès.
    Parce que les données du recrutement et de la psychologie ont évolué et parce que trouver un emploi est aujourd'hui plus difficile que jamais, Les Nouveaux Tests démystifiés offrent une approche actualisée de la question et de nombreux exercices d'application.

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  • Le désir d'éthique

    Patrick Guyomard

    Parution : 19 Avril 2019 - Entrée pnb : 10 Avril 2019

    Les psychanalystes ont une éthique. Elle répond aux exigences de leur pratique et témoigne, pour chacun d'entre eux, du sens et des enjeux de la psychanalyse. À quelles valeurs cette éthique se réfère-t-elle ? Freud ne pensait pas que les psychanalystes devaient avoir une éthique singulière. L'éthique de Dolto est autre, généreuse. Lacan, pour sa part, a recherché une éthique du désir puis une éthique du style. Le désir appelle l'éthique. Il l'interroge aussi. La psychanalyse ne doit-elle pas reconnaître qu'elle est solidaire de valeurs partagées avec d'autres et se recentrer sur les formes et les figures du désir d'analyser ?

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  • Dans Un souvenir d'enfance de Léonard de Vinci, Freud trahit, par le biais des rapports du peintre à sa mère et à son oeuvre, une substance émotionnelle singulière. Singulière, mais combien présente dans l'histoire et l'iconographie des religions vouées, ouvertement ou discrètement, à la déesse-mère. Singulière aussi, comme l'incarnation de la déesse - au départ unique pour tout humain ; nul ne peut s'en départir, et ses formes sont innombrables. Ce maternel ne se confond ni avec la maternité, son prototype, ni avec la féminité. Il se joue de toute différence de sexe et de génération, et sait se faire Freud rêvant à Léonard portant Catarina, sa mère, aux nues. Sitôt que, de la vague, jaillit en crête le tumultueux désir de se l'approprier, déjà ses eaux s'incurvent en creux... maternel : avoir, être ou, à défaut, alterner dans l'oubli, dans le clivage du moi. Ainsi, dans l'ombre portée des découvertes de Freud se profile, en ce maternel singulier, la part vivante d'une vie secrète.

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  • Vrais déprimés, fausses dépressions

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    Parution : 13 Mars 2013 - Entrée pnb : 21 Février 2014

    Dépression. Dans le langage courant, ce mot est utilisé sans discernement pour désigner la tristesse, l'humeur dépressive, la dépression caractérisée ou la maladie mélancolique qui peut conduire au suicide.
    Cette confusion de plus en plus fréquente entre souffrance et maladie n'est pas sans conséquence. Certains sont trop hâtivement déclarés malades et se voient prescrire des traitements inutiles ou nuisibles, tandis que d'autres, plus sévèrement atteints, ne sont pas soignés comme ils devraient l'être.
    Éclairer ces contradictions, illustrer par des récits de cas différentes situations cliniques, faire comprendre le bon usage des thérapies analytiques et des traitements antidépresseurs, tel est le mérite de Vrais déprimés, Fausses dépressions.

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  • Freud écrivant la psychanalyse

    Jean-François de Sauverzac

    Parution : 8 Septembre 2010 - Entrée pnb : 14 Février 2014

    Freud a découvert des espaces inconnus où glissent et s'entrechoquent des icebergs immobiles, oscillant dans un temps qui ne passe pas : l'inconscient. Il a inventé une méthode pour en explorer les profondeurs, un discours pour le présenter. Formulant les règles de sa pratique, s'efforçant d'écrire l'événement psychique, il n'a cessé de remettre en chantier le discours de sa méthode.
    La psychanalyse est sa "création". Les uns la récusent, d'autres veulent la refonder. Des traducteurs, des psychanalystes, des philosophes et d'autres commentateurs, français, anglosaxons, germanistes, ont particulièrement interrogé durant la seconde moitié du XXe siècle la manière dont il a pensé et exposé sa théorie. Pour relever les contraintes spécifiques qui se sont imposées à son écriture, Jean-François de Sauverzac a dû relire nombre d'entre eux, écouter leurs interprétations du rêve de Freud : son désir de fonder la connaissance rationnelle de l'inconscient. D'où un retour au texte freudien, à quelques figures saillantes de la rhétorique et des stratégies mises en oeuvre, puis, par delà le mythe d'un texte originaire ou perdu, un effort pour suivre, entre concepts et signifiants, le mouvement de ce work in progress et de son éternel retour.

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