Sciences humaines & sociales

  • Étude de la place de Paris en tant que thème poétique dans la littérature française, en prose ou en vers, des Lumières à la seconde moitié du 19e siècle. L'analyse chronologique est complétée par de nombreux index identifiant les thèmes, les images, les comparaisons géographiques, les personnes et les lieux associés à la Ville lumière.

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  • Si les responsables de la centrale nucléaire de Three Mile Island étaient parvenus, en empêchant toute fuite d'information au-dehors, à cacher ce qui s'est passé dans le deuxième réacteur le 28 mars 1979, quelque chose comme la panne du 28 mars aurait, certes, existé dans l'expérience de quelques initiés, mais l'événement accident nucléaire de Three Mile Island n'aurait pas eu lieu. Les événements sociaux ne sont pas des objets, qui se trouveraient tout faits quelque part dans la réalité, et dont les médias nous feraient connaître, après coup, les propriétés : ils n'existent que dans l'exacte mesure où ces médias les façonnent. L'accident qui fait l'objet de cette étude est, on le verra, l'un des rares où le discours informatif s'est un moment interrogé sur sa propre légitimité. Car, d'une façon générale, les médias doivent s'en tenir à une idéologie de la représentation, dont l'axe demeure le principe d'objectivité : débordant la multiplicité des canaux de transmission, le poids des invariants du discours finit par produire une unification imaginaire, et l'événement s'impose dès lors partout dans l'intersubjectivité des acteurs sociaux. Les médias informatifs sont le lieu où les sociétés industrielles produisent notre réel. Comment les choses se passent-elles dans les faits ? C'est à cette question que répond Eliseo Veron, à partir d'une enquête qui éclaire d'un jour inattendu l'univers de l'information dans lequel on se meut comme on respire : sans y penser.

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  • L'intérêt soudain et récent pour la religion populaire, est-il le signe d'un retour du sacré sous la forme d'une religion festive, mésestimée par les nouveaux prêtres, ou bien est-ce la dernière arme utilisée par un catholicisme traditionaliste, qui voudrait faire croire que les seuls obstacles à la spontanéité religieuse des classes populaires, sont les réformes issues du concile Vatican Il ? Il faudrait s'entendre. Et, d'abord, qu'est-ce que cette religion populaire que l'on imagine ? Celle des campagnes ou celle des faubourgs ? Celle du christianisme agro-monastique, ou celle de la piété ultramontaine du siècle dernier ? Ne serait-ce pas, aussi, la marque en creux d'une certaine distinction spirituelle des pratiquants de classe moyenne, associée à la nostalgie d'une religion primitive des temps modernes ? La fête a été, souvent, tenue pour cette résurgence de l'archaïque, voire du chaos primitif. Noël et le Jour de l'An se répondent comme le sacré et le profane, le recueillement et le déchaînement. Mais la fête, comme mixte, dose plus subtilement rapports sociaux, mises en scène, merveilleux et mystère. Rien qui ressemble à un sacré unique, ni même à une polarisation simple entre respect et transgression. C'est que la notion même de sacré fait question. Conçue comme concept sociologique par les durkheimiens pour unifier le champ de la religion, elle a été reprise depuis dans le discours religieux lui-même, en vue d'une apologétique cherchant à fonder l'idée de religion naturelle et universelle sur les sciences sociales. Or, la notion du sacré est double. Ou bien elle signale seulement l'entrée d'un domaine, dont elle ne dessine ni les limites ni le contenu. Ou bien on lui donne un sens précis, qui est celui de la manifestation symbolique d'une domination hiératique. Le passage de l'un à l'autre sens, conduit à une sorte de monothéisme honteux, faisant appel, alternativement, à l'expérience intime et aux puissances cosmiques, et auquel s'oppose une religion sans sacré et à caractère éthique. Face à cette polarisation, la sociologie religieuse a pour tâche, d'une part, de critiquer ses propres compromissions avec les acteurs sociaux des deux bords, d'autre part de faire valoir les formes multiples sous lesquelles les hommes et les groupes se donnent à penser, à célébrer et à affronter ce que ne leur donne pas l'expérience banalisée.

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  • Le métier d'éducateur

    Muel-Dreyfus/lindon

    Parution : 1 Janvier 1983 - Entrée pnb : 17 Mai 2017

    Comment devenait-on instituteur dans les années 1900 ? Comment devenait-on éducateur spécialisé autour de 1968 ? En étudiant ces moments privilégiés de l'invention du métier d'instituteur et de la réinvention du métier d'éducateur spécialisé, on peut reconstruire le travail proprement social qui sous-tend les phénomènes d'identification au poste : j'en ai fait mon métier. On ne peut analyser - historiquement ou sociologiquement - les institutions (ici l'école primaire et le secteur de l'inadaptation), sans analyser les agents réels de l'histoire institutionnelle. Pour cela, il faut prendre en compte, à la fois les trajectoires sociales effectives des individus, et les représentations individuelles de l'histoire sociale familiale, c'est-à-dire les reconstructions singulières du roman social familial. La sociologie se fait alors sociologie psychologique, et analyse de façon clinique les autobiographies : romans et poèmes d'instituteurs, récits de vie parlés des éducateurs spécialisés.

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  • Comment s'explique le vote des électeurs ? Comment peut-on le prévoir ? Comment peut-on l'influencer ? Pour répondre à ces questions, que se posent tous les hommes politiques, Denis Lindon, professeur au C.E.S.A. et Pierre Weill, directeur de la Sofres, qui avaient déjà écrit, en 1967, Les familles politiques aujourd'hui en France, ont construit et validé, à l'occasion des élections législatives de 1973, un modèle explicatif du comportement électoral. En effet, tout se passe comme si le vote de chaque électeur résultait d'un processus relativement simple de comparaison et d'arbitrage entre les candidats en présence, processus dans lequel interviennent, avec des poids variables mais mesurables, une vingtaine de paramètres liés au tempérament politique de l'électeur, à son état d'esprit conjoncturel, et à l'image qu'il se fait des partis et des candidats. Ce modèle permet d'expliquer les élections de 1973 et, en particulier, de mettre en lumière les raisons principales des votes pour chacune des grandes formations. Mais, surtout, il permet de simuler rétrospectivement (et permettre à l'avenir de simuler à l'avance) les effets sur les votes individuels et, par conséquent, sur l'issue d'un scrutin de telle ou telle campagne électorale hypothétique.

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  • De ses deux soeurs italiennes, le cardinal Jules Mazarin eut sept nièces, qui devinrent vite célèbres : Anne-Marie et Laura Martinozzi, Vittoria, Olympe, Marie, Hortense et Marianne Mancini. Invitées, encore enfants, à venir vivre en France, elles s'adaptèrent d'autant mieux à leur nouvelle patrie que trois d'entre elles furent élevées au Palais-Royal, avec le futur Louis XIV, partageant ses jeux et certaines de ses études. Quand elles en eurent l'âge, le cardinal tint à leur faire contracter des mariages qui puissent servir autant les intérêts de la France que ceux de la famille Mazarin. Il y réussit si bien, que ces jeunes femmes de condition honorable mais modeste, n'allaient pas tarder à participer aux fastes de l'Histoire de France et d'Europe. Apparentées aux plus grandes familles, aux Condé, aux Savoie-Carignan, aux Richelieu, aux Colonna, aux Bouillon, aux Turenne, les sept Mazarinettes, comme les appelaient les Parisiens, eurent maints descendants illustres, à commencer par les derniers Stuart. Mais ce qu'on retiendra surtout de ces existences hautes en couleurs et riches d'anecdotes piquantes, comme des portraits qu'en ont tracé le duc de Saint-Simon ou Mme de Sévigné, c'est l'extraordinaire liberté d'allure et de pensée dont surent faire preuve, au sein d'une Cour assez compassée, ces sept petites Italiennes non dépourvues d'esprit, et dont l'une d'elles au moins fut à deux doigts de devenir reine de France.

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  • Avec Marguerite Duras, parcourir les territoires du féminin toujours déjà aliénés au nom d'un conquérant, ou rejetés aux confins de l'humain, voués à la famine et à la folie. Les petites filles aventureuses en leurs désirs sont ensevelies sous les images d'Epinal de la Féminité, ce mythe de mort qu'impose le discours collectif et que redouble, en le théorisant, la psychanalyse. Silence. Avec Marguerite Duras, la machinerie du système s'enraye pour sombrer dans le dérisoire. La violence installée au coeur du langage explose. Sous la pression de la différence, la pluralité des sens fait éclater l'unicité péremptoire du corps, du plaisir, du sexe, du désir, de la libido, du discours. Les petites filles des temps oubliés ressuscitent. Refusant les prescriptions, elles partent hors des sentiers fléchés : comment devenir femmes et sujets de leur histoire ? Et, dans les déchirures du discours reçu, elles parlent : pour qui accepte d'entendre, se découvrent des corps, des désirs, des imaginaires tout autres. Les frontières établies entre la fiction, la critique et la théorie, territoires hiérarchisés sous la juridiction d'un discours (du) maître, bougent dans cette rencontre à plusieurs voix. Se cherchent des relations autres, un autre fonctionnement des échanges, entre femmes, entre femmes et hommes. Des femmes, ensemble, refusant que l'ordre établi se réapproprie ce qu'elles disent d'elles. C'est l'autre minuit.

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  • Le village d'auteuil

    Jacques Hillairet

    Parution : 1 Janvier 1978 - Entrée pnb : 20 Janvier 2017

    Appelé Altogilum au IXe siècle, le domaine d'Auteuil appartint à l'abbaye de Sainte-Geneviève de 1109 à la Révolution. Mais c'est surtout à partir du XVIIe siècle, que le village prit une grande extension, lorsque des Parisiens commencèrent à y établir leur lieu de villégiature. Molière, Racine, Boileau, ou le chancelier d'Aguesseau, comptèrent à cette époque parmi ses habitants célèbres. Au XVIIIe siècle, Mme Helvétius y tint un salon littéraire. On pouvait alors rencontrer ici Ampère, Cabanis, Daunou, Chénier, à qui succédèrent au XIXe siècle Chateaubriand, Mme Récamier, Guizot, Jules Janin, Carpeaux, Gavarni, Victor Hugo, les Goncourt et bien d'autres. Ce livre retrace l'histoire des monuments et des maisons historiques, depuis l'église Notre-Dame d'Auteuil, les châteaux de la Tuilerie, d'Auteuil, Ternaux, du Coq et de Boufflers, jusqu'aux résidences de Molière, de Racine, de Boileau, en passant par les hôtels des demoiselles de Verrières, de Choiseul-Praslin et de Mme Helvétius, sans oublier l'établissement hydrothérapique ou la maison de retraite Chardon-Lagache.

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