Publie.net

  • C'est

    Michel Brosseau

    Parution : 24 Septembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'écriture de la série s'est effectuée après lecture du C'était, de Joachim Séné, paru initialement pendant un an sur le blog d'écriture collaborative Le convoi des glossolales, puis repris sous forme d'ouvrage papier aux éditions publie.net. Reprise de la même contrainte formelle, une série d'observations démarrant par une même formule, et concernant le travail, publiées au fil des semaines sur mon site, sans périodicité définie. Le chantier s'est poursuivi pendant presque deux années scolaires, alimenté de réflexions désordonnées et d'images qui se proposaient sur le quotidien du métier d'enseignant. La transcription d'une expérience, d'un vécu au travail.- Michel Brosseau

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Caravaggio, le dernier jour

    Bona Mangangu

    Parution : 13 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Écrire, donner du sens, dire sa vie et la raconter, pour savoir, soi, ce qu'on a vécu, pour comprendre le sens de son passage dans le monde coloré et mouvementé, impétueux aussi, pour saisir en soi et dans les autres l'humanité, pour écouter le son qu'elle rend quand elle est parvenue aussi loin qu'il est possible dans l'existence. Seul le récit qu'on en fait permettra de reculer d'un pas, et de comprendre, et de transmettre sa compréhension. Caravaggio est parvenu à ce qu'il est convenu d'appeler le soir de sa vie ; ce soir déploie ses ombres et ses clairs-obscurs, ses derniers éclats de lumière aussi dans le texte. Il s'est placé dans un étrange lieu d'où parler, d'où s'adresser aux hommes, lui qui bientôt ne sera plus de ce monde. Il n'est pas tout à fait dans un autre monde, il est sur le seuil de ce monde. Tel, quand on est sur le départ, on se retourne une dernière fois et on ajoute quelques phrases encore. Il nous dit ce qu'il lui est essentiel de livrer sur son art, sur le lien intime entre lui et le monde, par quoi la singularité d'un artiste est universelle. Car en elle, humanité et création s'entrelacent et tissent un lien profond avec le monde complexe dans lequel nous sommes tous. Son regard est déjà fixé au loin mais il discerne encore des détails qui rendent toute la scène intensément vivante. Bona Mangangu tient cette note tout au long du livre, dans un monologue essentiel et d'un seul souffle. Comme chanté.Isabelle Pariente-Butterlin

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La partie

    Jean-Pierre Suaudeau

    Parution : 30 Juin 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le ballon rond en littérature... peut-être que la meilleure manière de regarder un match c'est encore de le lire !Qu'est-ce qui traverse l'esprit d'un joueur de football quand il est sur le terrain ou dans les vestiaires ? Quand il loupe, quand il réussit, quand il a froid, quand il court, quand il se bat ? C'est ce que Jean-Pierre Suaudeau explore en six parties : approche, échauffement, première mi-temps, mi-temps, deuxième mi-temps, fin de partie, le tout pour une lecture d'1h30 environ, soit la durée d'un match (vous voyez comme il a bien pensé les choses). Une équipe de football comme un régiment qui part en guerre, dans le froid et dans la boue : c'est bien plus que taper dans un ballon, et les combattants qui attendent chaque semaine le nouveau coup de sifflet de l'arbitre, ne le font finalement peut-être pas pour la victoire mais pour la bataille...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • MacGuffin

    Anne-Sophie Barreau

    Parution : 25 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le principe du MacGuffin, élément moteur qui fait avancer une histoire en entraînant les personnages dans ses péripéties, presque toujours un objet, généralement mystérieux, date des débuts du cinéma, mais l'expression est le plus souvent associée au cinéaste Alfred Hitchcock. Dans le livre d'Anne­-Sophie Barreau, cet objet est un téléphone, son iPhone perdu à San Francisco, le jour de son anniversaire, lors d'un voyage effectué avec son compagnon en Californie.Qu'est­-ce que l'on perd au juste quand on égare son téléphone portable ? Des images, des souvenirs, des contacts ? Les souvenirs refont surface peu à peu dans le désordre du surgissement des images, le labyrinthe qu'elles décrivent en nous, en même temps que certaines disparaissent à jamais. L'auteur se rappelle des photographies qu'elle n'a pas prises. Le livre s'apparente alors à une enquête en forme de quête, permettant à l'auteur de sauver certaines images de son voyage faisant apparaître en creux des souvenirs plus lointains, enfouis, comme révélés par les images perdues, disparues, ravies, et d'assembler ainsi, dans ce périple à travers l'Amérique et de son parcours personnel, ce qui est au fond le propre de toute histoire, un tissu rapiécé, un pêle-mêle.Odradek est un nom inventé par Kafka dans sa nouvelle inachevée « Le souci du père de famille ». Objet de toutes les interprétations et les détournements imaginaires possibles, il est à la fois une poupée et un prodige tombé du ciel, une mécanique de l'horreur et une étoile, une figure du disparate et un microcosme ; en somme, le modèle réduit de toutes les ambiguïtés d'échelle de l'imaginaire. Ce livre d'Anne­-Sophie Barreau est une fiction sur le pouvoir de l'image, l'imaginaire des voyages, la versatilité de notre mémoire à l'ère du numérique et la capacité de l'art à nous permettre de retenir le temps. Comme l'Odradek, MacGuffin est la forme que prennent les choses oubliées.MacGuffin existe aussi sur le web...

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d'avant et d'après

    Laurent Grisel

    Parution : 7 Mai 2015 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « Le 22 juillet, un groupe de 20 inconnus a ouvert le feu avec des armes de gros calibre contre les installations de Radio Universidad. La radio universitaire, gérée par le mouvement, est devenue un formidable instrument d'information et de mobilisation sociale. Le même jour, plusieurs inconnus ont jeté des cocktails Molotov contre la maison de Enrique Rueda Pacheco, secrétaire général [du syndicat des instituteurs en grève]. Quelques jours plus tard, des cocktails Molotov ont été lancés contre le domicile de Alejandro Cruz, dirigeant des Organisations indiennes pour les droits humains (Organizaciones Indias por los Derechos Humanos). »Tout a commencé par une grève des instituteurs pour des augmentations de salaire.Avec ce premier tome d'un journal tenu au jour le jour depuis le 5 janvier 2006, Laurent Grisel explore ces années noires de crise planétaire. Se confrontant aux sources les plus diverses, presse internationale, agences financières, fils d'information des associations de solidarité, blogues, publications de chercheurs indépendants, il trie et décrypte le flot continu des nouvelles désorientantes.Politiques d'extrême droite non dissimulées, crimes de guerre, licenciements massifs et manipulations financières, brouillages sémantiques, c'est par un subtil entrelacement des causes et conséquences qu'il explore et éclaire peu à peu le changement de civilisation en cours, dans toutes ses dimensions. Ses analyses combattent mot à mot la propagande qui assourdit, qui martèle ces discours pourtant usés. À ses côtés, on envisage les ressorts des affrontements en cours, des attaques contre notre existence même, et l'affirmation de nos vies en est d'autant plus forte.Un ouvrage d'une clarté remarquable. Un livre d'écrivain, assurément.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Journal de la crise de 2006, 2007, 2008, d'avant et d'après t.2 ; 2007

    Laurent Grisel

    Parution : 30 Novembre 2016 - Entrée pnb : 1 Décembre 2016


    « Ce qui est aigu, dans le moment que nous vivons (...), c'est la conjonction de trois crises : financière, écologique, géopolitique. »

    Entamé début 2006, dans un deuxième tome qui peut tout aussi bien être lu indépendamment du précédent, le journal de Laurent Grisel nous fait entendre le bruit sourd des faillites et des férocités qui annoncent et préparent ce que les médias nommeront « la crise de 2008 ». Très documenté, toujours limpide malgré la complexité des mécanismes qu'il décrypte, le Journal déjoue les manipulations médiatiques à l'oeuvre dans les discours politiques et économiques qui continuent d'avoir cours aujourd'hui. Banqueroutes, mais aussi élection d'un président d'extrême droite en France, découverte de l'ampleur de l'économie invisible (celle des produits dérivés et de la spéculation) et de son emprise sur l'économie visible, assassinat de Benazir Bhutto au Pakistan, luttes et désespoirs ouvriers, conséquences des dérèglements climatiques sur la vie humaine et non humaine, autant de fils qui sont suivis et noués au cours de cette année charnière. L'écriture du journal, fine, régulière, dont l'objet n'est rien de moins que la compréhension d'un monde en fusion, recèle des moments plus sereins de vie personnelle : voyage au Japon, notes prises le long de l'écriture de livres en gestation, parmi lesquels le Journal lui-même dont l'architecture commence à prendre forme. Un geste politique, sensible, littéraire et citoyen.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le cahier de transmissions

    Martin Winckler

    Parution : 19 Septembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015



    Martin Winckler s'en explique dans le préambule : dès l'adolescence, il est un lecteur passionné de science-fiction et de nouvelles. Et l'année qu'il passe aux USA juste après son bac l'ancre encore plus dans cette idée : la nouvelle, c'est l'atelier de l'écrivain.


    « Les nouvelles y sont indispensables à l'écrivain de fiction, tout comme les formes courtes pour le compositeur, et les petits formats pour le peintre. Ne pas en écrire (et ne pas en lire) n'est pas seulement une faute de goût, c'est quasiment une faute professionnelle... » nous prévient-il.


    C'est ce plaisir, y compris dans sa dimension virtuose, qu'on ressent chez Winckler nouvelliste. La même complexité, le même regard, la même force à se saisir de son prochain par le corps et l'âme, que dans ses romans - qu'on repense à l'âpre « Vacation » des débuts, ou à cette magnifique épopée du médecin généraliste qu'est « La maladie de Sachs ».


    Pour Martin Winckler, l'écriture de la nouvelle c'est se jeter dans un genre, ceux qui vous secouent ou vous attirent le plus en tant que lecteur, la science-fiction, les vieux Conan Doyle. Mais c'est une manière aussi d'ouvrir les pans secrets de la biographie : « Les recettes d'Auschwitz » sont explicitement dédiées à une tante qui y a disparu, et avec « Le cahier de transmissions » qui donne son titre au livre, on retrouve en transparence le portrait du père, le secret des livres, des premières écritures, et de la bibliothèque.


    Maintenant, y a-t-il un Winckler médecin et romancier, et un Winckler nouvelliste qui prend distance ? Les cinq récits présentés ici sont liés en profondeur à la veine la plus centrale de son engagement. L'euthanasie : alors imaginons qu'Holmes demande à Watson de lui donner la mort. L'avortement : et si on reprenait le thème du Petit Poucet, l'enfant volontairement perdu, mais dans les rudes labyrinthes urbains du présent. La médecine et la vie : résonnera longtemps, pour celui qui l'a accompli, la vie qu'on suspend au bout d'un coma, quand c'est au proche qu'on demande de « débrancher ».


    En même temps que paraît aux éditions POL, ce mois d'octobre 2012, « En souvenir d'André », l'invitation de Martin Winckler à visiter son atelier d'écrivain, médecin, raconteur.


    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La traversée

    Jérémy Liron

    Parution : 5 Décembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Un récit en caméra subjective. "Sans dialogue, aux contours flous", dit Jérémy Liron. Un condensé d'impressions, mais que peu à peu les haltes, les paysages structurent, et qui laisse affleurer avec d'autant plus de présence les trois personnages, l'histoire d'amour qui surgit prégnante, avec les trajets et voyages, avec les messages qu'on efface du portable, et la mémoire de tous les films qu'on a vus.
    Artiste plasticien, Jérémy Liron travaille souvent au plus près du réel urbain, via un matériau photographique repris ensuite dans des peintures à l'huile où cette notion de présence, dans la ville ordinaire, passe avant tout le reste - voir son site lironjeremy.com et son blog les pasperdus.blogspot.fr - c'est un peu de cette façon qu'il nous embarque dans ce récit, roman dense et bref où le décalage d'un prénom suffit à faire basculer tous les repères.
    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'Infini

    Isabelle Pariente-Butterlin

    Parution : 17 Décembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'infini, c'est par définition ce qui n'a pas de limite, qui nous déborde. Et nous sommes forcément, dans nos vies, nos villes, dans nos trajets, nos relations, dans des bornes qui en sont l'opposé. Nous restent la parole, le rêve, le désir. Alors on se porte au lieu même de la friction, de la frontière. Et c'est là tout auprès, juste où touche la main, où le regard se porte sur la ligne de fuite, sur l'horizon. Ce texte est un peu le texte fondateur de la démarche désormais bien identifiée d'Isabelle Pariente-Butterlin, celle qu'elle développe dans son site Au bord des mondes, entre philosophie, chroniques, réflexion acharnée sur le web et la pensée, et tout simplement cette oeuvre multe-forme qui naît par l'espace même du web. Il faut un ancrage, une figure qui guide, et force sans cesse au débord, à aller plus loin. Ici ce sera celle d'Ulysse et son voyage. Un Ulysse qu'on apostrophe et tutoie. Le premier chapitre s'intitule "Trouver une oblique", il est simplement question de la lumière qu'un instant réverbère une vague. L'infini présent avant même que le texte s'ouvre...
    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Cantique de la paranoïa

    Daniel Bourrion

    Parution : 5 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    [TEXTE COURT]
    Caméras de vidéo-surveillance partout, et tellement de choses bizarres : se méfier de qui vous offre à boire sans payer, ne pas approcher des piscines sans bord, attention à qui piste vos téléphones portables ou vous espionne via tant d'autres traces, et même vos radios et IRM, bien ranger et ne pas disséminer ses photos de famille, ne pas trop en dire à la boulangère, regarder les dates de péremption des boîtes de conserve - et même vos rêves, êtes-vous si sûr que vos rêves ne sont pas surveillés ou contaminés ?
    En une trentaine de blocs chacun au marteau-piqueur sur la société contemporaine, c'est un nouveau Daniel Bourrion qu'on découvre, plus proche des colères de Michaux, et du grand rire noir et édenté, à tous les âges, qu'est la littérature pour échapper à la mesquinerie et la bêtise de son époque, chaque époque d'ailleurs.
    Mais ici, on vous le propose sous forme d'un mode d'emploi exhaustif, et çe ne se manque pas !
    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • À notre humanité

    Marie Cosnay

    Parution : 4 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Les noms qu'ici on prononce sont les noms de révoltés, ou du moins qui n'ont pas hésité à l'opposition individuelle à un système qu'ils jugeaient coercitif.
    On suit Courbet à sa sortie de prison, et on regarde quelle toile il peint. On est avec Jacques Reclus, qui eut dix-sept enfants, dont Élisée et Élie Reclus,
    Mais on est aussi dans le sud-ouest français au temps de la guerre d'Espagne. Et on revient à la fin de la Commune, au mur des Fédérés.
    À sa manière, et dans la force habituelle de sa prose, Marie Cosnay investit en romancière des instants précis du temps historique. On est sur les barricades, ou cachés au Père-Lachaise. Ce microscope, qui nous redonne les êtres tout entiers, permet qu'on glisse sur des personnages interpoés, qu'on passe presque sans rupture à la fiction.
    Ce texte magnifique est d'une actualité immédiate : pourquoi ne nous révoltons-nous pas ? Que devons-nous à ceux qui, avant nous, se sont révoltés ?
    Paru en mai 2012 aux éditions Quidam, voici sa première édition numérique. Un grand texte pour dire notre présent.
    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Dialogues des morts

    Marie Cosnay

    Parution : 4 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    L'engagement dans la langue, même dans le travail le plus contemporain, s'enracine dans ses strates profondes. Elles sont assez nombreuses pour chacun y trouve ses affinités, ses ateliers.
    Marie Cosnay, outre d'être l'écrivain qu'on connaît, traduit du grec et du latin. C'est là probablement que sa langue prend force, dans ces heures où on se confronte aux vieux rythmes, aux grands mythes.
    A preuve qu'ici, il ne s'agit pas de proposer une ou des traductions. Le texte qui s'ancre dans "Les Phéniciennes" d'Euripide a pour titre "Pour du discours manqué". Le texte qui s'ancre dans "L'Énéide" de Virgine a pour titre "Pour du discours amoureux". Et le fragment traduit du "Roi Lear" de Shakespeare a pour titre "Pour le discours des fous".
    Alors, en présentant une traduction exigeante, commentée, d'Euripide, Virgile et Shakespeare, Marie Cosnay y inclut sa propre lecture. Ce qu'elle y cherche, ce qu'elle y trouve, et comment cela s'articule ou cogne au présent. Dans Euripide, de prendre une ville et d'y imposr des lois. Dans Virgile, ce récit mère/fils, et ce qui s'y dit de la ville et des rêves. Et dans Shakespeare, l'ombre de la guerre.
    Ainsi la littérature semble un instant dévoiler, dans ce travail sur ces racines, les grandes directions et les grands rêves qui lui confèrent son excès pour le présent, nous ouvrent à notre propre écriture.
    FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Couturière

    Martine Sonnet

    Parution : 11 Octobre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    « LA COUTURIÈRE. Oui, quand j'y repense, j'en ai habillé des événements dans les vies de mes clientes ! »
    En quatre essayages, les mêmes personnages mais à des temps très précis, qui nous renvoient dans la guerre d'Algérie ou la grande secousse des années 70, puis le bord de notre présent, Martine Sonnet plonge dans l'intime : une couturière à domicile et l'une de ses clientes discutent ont ce genre de conversation de chez-le-coiffeur, où se disent le futile et l'essentiel en même temps.
    Et la beauté de ce vocabulaire des tissus et des boutons, d'un artisanat millénaire et respectueux - la langue danse à l'arrière-plan, de tout ce que nous avons perdu, mais reconnaissons.
    Quatre périodes de vie en quatre temps, avec une vue directe sur l'intérieur, la télé (Télé-Cagnotte, « 1 franc dans le monnayeur, une heure de programme »), un vocabulaire déjà enfui, mécanographe, loden, popeline, instamatic - le temps a passé si vite - des naissances, le divorce, les modifications du quotidien... Et un arrière-fond politique qui donne des résonances de fresque bien plus large.
    Et ce que ça raconte nous ressemble, c'est la beauté de la petite histoire des anonymes de venir nous chercher par le bout des détails perdus. Lisez quatre pans de vie de femmes, comme quatre petits vestiges, gracieux et graves, qu'on aurait retrouvés dans une boîte à bijoux, un carton, un grenier, ou la boîte à ouvrage d'une Couturière.
    À la fois historienne, spécialiste du XVIIIe siècle et des questions touchant au travail des femmes, Marinte Sonnet est la romancière de "Atelier 62" et de "Montparnasse monde", voir son site.
    Christine Jeanney & François Bon

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Légendes

    Daniel Bourrion

    Parution : 14 Juillet 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015


    Dans ce décor je ne parle pas, je n'écris pas, je reste là à me garder de moi glissant de toute ma prudence dans l'aine blanche du silence en l'espoir vain que tous m'oublient, ma langue de guingois, et puis ma terre, et puis mes morts.

    La mémoire : une collection d'éclats de verre, de bris épars composés de moments, de tons, de timbres. Et l'écriture comme texture pour les lier entre eux. Dans ces récits brefs rassemblés au sein de ce recueil, il est question de remonter à l'origine des choses. De la langue qui est (ou n'est pas tout à fait) la nôtre. De ces parenthèses dans le présent où le passé prend appui pour nous saisir. Des instantanés de nos vies ou de celles qui nous ont précédés, veillant sur nous (ou le contraire). D'un livre qui fut pour nous peut-être l'étincelle menant vers tous les autres. Des scrupules qu'on peut avoir à vouloir renouer avec le passé. Auteur d'une oeuvre sensible en tumulte constant, Daniel Bourrion s'écrit et s'inscrit dans le temps. Ces éclats de verre sont ses constellations.
    Ce recueil contient les textes : Langue, Litanie, La petite fille à la robe claire, 19 francs, Trois quatre-vingts.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Introduction au sommeil de Beckett

    Édith Msika

    Parution : 22 Avril 2013 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le "À qui ?" est important, il existe depuis longtemps, il m'accompagne continûment, c'est une vraie question : à qui dire les choses ?
    Très récemment, bien après avoir écrit ce texte, j'ai rencontré le "À qui ?" chez Virginia Woolf, que je n'avais jamais lue. J'avais des méfiances. "Mrs. Dalloway" en dissipe certaines.
    Pour le "À qui ?", bien sûr, il y aurait la mère, le psychanalyste, le fils, les amis, le père, les frères, et puis les murs, certains murs en briques et chaux avec coulures de peinture bordeaux, vivants tellement vivants, ceux-là, et d'autres, en béton brut, d'Auguste Perret, au Havre, dans la reconstruction des ruines de l'après-guerre, que l'écriture jouxterait comme son ombre le chat.
    Et puis l'économie, liée à la ménagerie, comme est liée la condition qui nous lie à nous-mêmes, la petite domesticité, la restriction, l'étiage. Et puis, lié aussi au sujet parlant rêvant, le statut du génitif en français, comme "Le désir du psychanalyste", chez Lacan.
    Ruines. Liaisons. Réversibilités.
    N'en rien conclure jamais - comme sur un mur Ne travailler jamais, revisité infinitif plus calme, moins dogmatique, plus flânant -.
    L'insistance du "À qui ?" s'adresse infiniment à l'Autre en qui le personnage put distinguer la haute silhouette de Beckett, pour autant que de sa distinction il déduise l'idéal du "À qui ?"... et s'imagine devoir lui parler, depuis son sommeil.
    Pour le reste, "Malone meurt", peut-être.
    Édith Msika

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Questions d'importance

    Claude Ponti

    Parution : 2 Mai 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Voici Claude Ponti rageur, secoueur, poète. Claude Ponti devant la nuit remplie de questions, des plus urgentes du présent, aux plus originelles de l'enfant.On ne contourne rien, ici, du passé, de l'origine, du sens - et qui fut la première mère, et quel fut le premier nom .Et si on ouvre grand ces questions, on est vite aussi sur le terrain du risque, avec les superstitions, le vivre ensemble ou la détresse au quotidien, plus la grande moquerie par quoi, finalement, on est capable de tenir et de continuer.Mais Ponti reste Ponti. C'est la grande obscurité de Rabelais, avec listes et accumulations, avec du rire et de l'obscénité, et tout ce dont nous sommes faits.C'est cru, c'est violent, c'est résolument "adulte" - mais c'est le même rire et plein de sourire, jusqu'au bout, lorsque Claude Ponti demande, à l'avant-dernière page : "Depuis quand le désespoir est-il habitable ?"Rarement l'impression, dans ce jeu fou de langue parfois jusqu'à la fusion, d'un texte aussi prodigieux, aussi nécessaire. Une mise à nu, un poème, un cri, tout cela à la fois : et c'est beau comme nous le sommes.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Mort d'un père

    Martine Rousseau

    Parution : 3 Novembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Ce serait le deuil, mais aussi l'envers du deuil.En cela, non pas l'expérience de l'autre, l'expérience autobiographique de l'auteur, mais notre propre expérience à tous : le deuil est aussi l'ouverture d'une enquête. Notre liberté d'aller vers la part inconnue du visage disparu.Nulle déploration ici. L'enquête concerne soi-même : ce qu'on apprend de soi-même dans une telle traversée, et ce qu'il faut matériellement faire, de la toilette mortuaire aux formulaires administratifs, crudité des appartements vidés. Mais l'enquête concerne soudain le plus proche, reçu comme un étranger : celui qui vient de partir, une vie tout entière se dessine, dont nous étions absents.On connaît Martine Rousseau comme fondatrice avec Olivier Houdart du blog Langue Sauce Piquante, dans lequel les correcteurs du journal Le Monde nous initient à tant de secrets de la langue. Ici, elle l'affronte pour elle-même. Texte semé ou troué de photographies d'archives familiales qui multiplient le chemin, et déplient le texte dans un univers numérique qu'on découvre comme en relief (création epub Gwen Catala).L'expérience commune, au prix de la traversée funambule qu'on accomplit soi-même, pour laquelle on est seul, et que l'écriture vient rejoindre. Alors, l'expérience commune au sens strict : portrait d'époque, portrait de ville, partage pour qui vient ici lire - le mort dont il est question, en tournant le dos à la narratrice, nous tourne aussi le dos, on peut dialoguer avec les nôtres.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • C'était

    Joachim Séné

    Parution : 9 Décembre 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Informaticien, Joachim Séné décide de quitter son travail pour écrire. Mais les fantômes sont coriaces - chaque c'était, en tête de chaque paragraphe, ira harponner à rebours un des éléments de l'ancienne vie salariée, la vie moderne des bureaux d'aujourd'hui, et leur informatique.Une expérience formelle dérangeante, la netteté de ce qu'on voit, l'abstraction du monde, le quotidien du corps et des paroles, le travail du code, des bases de données, les chefs et le retour chez soi.Ces 53 semaines en 5 fragments, sans jamais dire « je », révèlent une mise en écriture résolue, politique et tout aussi coriace, du monde du travail et des écrans.Ce n'est pas l'open space qui nous fera rêver ici, c'est l'aventure renouvelée du roman, à échelle des êtres - même si parfois, pour cet instant, pour cette silhouette, cinq lignes suffisent.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Simple échange entre gens honnêtes

    Nicolas Gary

    Parution : 28 Août 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Notre pays est considéré comme un pays riche, ses villes vont bien, on y a cinéma et boîtes de nuit, petites bouffes entre copains. On a des ordinateurs au bureau, une voiture pour le week-end. Et, en plus, on s'active à boucler un premier roman qu'on essayera de faire publier, on se souvient de ses études de Lettres, on a des rêves d'adolescence qui vous poursuivent même quand on se retrouve aux Urgences de l'hôpital. Parfois c'est Paris (le périph), parfois c'est une grande ville de province (Bordeaux, Lyon ?), mais tout y est si semblable, zones commerciales et centre-villes. C'est bien cette tranquillité des apparences dont se saisit à pleine pâte Nicolas Gary, avec les travers de langage qui sont la langue qu'on y entend. Il en extorque une grimace - dans le genre Homme qui rit, vous vous souvenez : ce gamin à qui Victor Hugo a découpé au couteau les deux joues pour qu'il rie en permanence. C'est cette cruauté dans l'ordinaire qui donne sa cinétique et sa folie, sa brume intérieure à la façon dont Nicolas Gary tord ici le réel : juste pour l'apporter plus près de nous-mêmes. Reste qu'il faut un fil conducteur. Des études de Lettres avec petit boulot dans les banques, à ce manuscrit qu'on tente de faire recevoir, le fil souterrain de cette construction narrative, le chemin qu'on fait soi vers sa propre façon d'écrire - celle qui dresse ici cette satire du présent. FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Pas rien

    Benoît Vincent

    Parution : 21 Août 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    "Un détachement, une déchirure...", dit Benoît Vincent de ce récit.La dérive intérieure, la rupture avec l'aimé - la narratrice trouve Rome, et la ville devient et la rencontre, et la perte. En tout cas la bifurcation.On retrouve sous la forte tension narrative de ce texte, son rapport avec la ville, l'opposition des personnages, la familiarité que Benoît Vincent a de Blanchot, Quignard, ou Bataille. Dès le premier paragraphe, l'instance du dérèglement - là où glissent et se fissurent les règles - c'est la syntaxe qui en porte trace, et c'est elle tout du long qui sera l'instance de l'égarement, la dé-mesure."L'épreuve qu'est l'emprise du langage sur nos agissements, nos habitudes, nos cercles", dit encore Benoît Vincent.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Les vies parallèles de Nikolaï Bakhmaltov

    Seb Doubinsky

    Parution : 19 Août 2011 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Odessa, début du XXe siècle. Et à quels exils cette ville n'a pas fourni...Dans la préparation de ce livre numérique, voici ce que je retrouve dans les e-mails de Seb Doubinsky : "Mon grand-père a traversé l'Europe à pied à 21 ans - il a été arrêté en Bulgarie et torturé comme espion "bolchevique" (un comble), s'est enfui avec l'aide des anarchistes Bulgares, a été poursuivi par des loups en Hongrie, et est arrivé à Paris en 23... C'est d'ailleurs là qu'il a rencontré Makhno et celui qui est devenu son meilleur ami, Voline, dont il a fait publier La révolution inconnue..."Alors bien sûr Nikolaï Bakhmaltov est un personnage de fiction. Mais il est probablement l'intercesseur pour que l'auteur remonte à cette mémoire faite d'exil, bien sûr, dans les ombres violentes de la politique et de la révolution, mais aussi de l'art. Nikolaï Bakhmaltov est peintre, on croisera dans le livre Picasso et les Surréalistes dans ce Paris où la nuit parle si souvent russe. Mais d'autres chemins d'exils mèneront aussi à San Francisco...C'est le plaisir intact à cette fresque, dont la première version avait été publiée par Actes Sud en 1994. Tout le grand plaisir du roman, quand il brasse ces vies qui empruntent à leur époque l'excès qui les perd, mais pour lequel peut-être on donnerait tant nous-même.Et le plaisir d'accueillir sur publie.net Seb Doubinsky, le fondateur des éditions Zaporogue...FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Contact

    Cécile Portier

    Parution : 15 Juin 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    "Le temps d'un trajet en voiture entre Paris et la Méditerranée, une femme qui « ne sait pas ce qu'elle veut » s'impose de choisir entre aller retrouver son amant ou son mari : le récit épouse les mouvements, virages, dépassements, pauses, carrefours et bifurcations d'un monologue intérieur bien moins rectiligne que l'autoroute." Christine Genin, Lignes de fuite."Cela fait plus d'un mois que j'ai refermé le livre, et je continue à penser encore à cette femme dans sa voiture, sur l'autoroute, voyant défiler les kilomètres et sa vie. Cette femme, dont on ne connaîtra pas le nom, et qui est peut-être l'auteur lui-même, mais peu importe ; cette femme donc hésite entre deux routes à prendre : celle qui la conduit vers un amant qu'elle vient de rencontrer et qui est porteur de mille promesses, ou bien celle qui la mène au bord de la mer, auprès de sa famille. Tandis que les kilomètres défilent, dans un long monologue intérieur, elle s'interroge sur le choix qu'elle doit faire, remords ou regrets." Anne-Sophie Demonchy, la Lettrine. "Contact", le premier livre de Cécile Portier, était paru au Seuil, collection Déplacements, en 2009. Version numérique révisée. On suivra l'auteur sur son site PetiteRacine.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Ligne

    Michèle Dujardin; Sebastien Ecorce

    Parution : 22 Avril 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Des mots qui désignent de plus près le geste même d'écrire, et les routes prises vers le sens, ou l'écart au monde qui est le poème.Des mots qui désignent les routes de langue, mais aussi ce qu'il vous faut creuser en vous-même.Deux auteurs qui ne se connaissent pas, mais échangent sur Facebook, de façon construite, sur la durée, chacun renvoyant son approche à l'autre comme un défi de pensée et d'écriture. Mener le projet à sa radicalité, jusqu'à son terme, passer alors de « ligne » à « rémanence », à « impasse », continuer.

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Où que je sois encore...

    Arnaud Maisetti

    Parution : 6 Juin 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Un grand mouvement lyrique dans traversée nocturne de la ville.Deux longues dérives titrées 21h38 et 4h17, chacune faite d'un seul paragraphe où tout vient sourdre, se heurter, montrer. En somme, de la littérature.Et suivi d'une postface sur l'écriture et la voix qui à elle seule justifie l'achat du livrel.Paru en 2009 aux éditions du Seuil dans la collection Déplacements, voici pour la première fois en numérique le premier récit d'un auteur, Arnaud Maïsetti, qui n'a cessé depuis lors de s'affirmer dans cette double démarche d'une prose exigeante, aiguisée par les enjeux du corps et de la voix ouverts notamment par Koltès, après Rimbaud ou Michaux, et l'exploration par un site web à la fois carnet, labo, dépôt de mémoire et outil d'aventure et réflexion."Où que je sois encore...", se présente sous la forme d'un dyptique très puissant, deux paragraphes monoblocs d'une prose à la fois lyrique et rauque, oppressée, délivreuse, racontant une seule traversée de nuit, corps et voix ici mêlés, laissant venir à nu la surface à la fois fascinante et violente de la grande ville.Et suivre bien sûr le site www.arnaudmaisetti.net.FB

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty