Robert Laffont (réédition numérique FeniXX)

  • La France du grand large

    Michel Drancourt

    Parution : 1 Janvier 1981 - Entrée pnb : 17 Mai 2017

    Ça va mal. C'est la crise. Nous allons à la catastrophe. Que fait le gouvernement ? L'administration envahit tout... Chaque jour, des milliers de Français décrivent à leur façon une forme de mal français. Mais une fois constatés les difficultés du moment, les défauts de notre système et les risques pour l'avenir, a-t-on avancé d'un pas ? Or, la France doit bien avoir quelques atouts. Sinon elle ne serait pas le cinquième pays du monde et, sans doute, celui où l'on vit le mieux. Elle n'aurait pas réussi à devenir une nation industrielle. Elle se serait déjà écroulée sous les coups des chocs économiques, politiques, sociaux qu'elle subit comme tant d'autres pays. La force de la France vient de ce qu'après être morte sur les routes de la débâcle de 1940, elle a su progressivement renaître en participant au seul système qui assure les chances de progrès des hommes, la liberté, le mieux-être : celui de l'échange, échange des produits, mais aussi des informations, des idées et des hommes. Nous étions repliés sur nous-mêmes. Nous sommes désormais liés au monde. Voilà notre chance. Seul l'air du grand large peut assurer notre avenir.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Le gaspillage des élites

    Saint-Guillaume

    Parution : 22 Décembre 2017 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    "Nous avons fait le socialisme avant les socialistes. Et la plupart d'entre nous veulent continuer à le faire après eux." C'est ce que confesse Saint-Guillaume, un très haut fonctionnaire proche de la retraite, dans ce document exclusif qui révèle sous le jour le plus cru le mode de vie, les espoirs, les ambitions et les angoisses de la vraie classe dirigeante française, la nomenklatura issue de grandes écoles et qui a obtenu, de surcroît, l'onction de l'ENA. À travers onze portraits "dont aucun n'est vrai mais qui tous sont ressemblants", il démonte impitoyablement les ressorts du système de caste qui épuise le pays et stérilise ses élites. Il rompt ainsi la loi du silence et de la complicité que respectent encore ses camarades de tous les bords politiques. Enfin, il lance avec une lucidité iconoclaste la seule interrogation qui importe : "De même que les socialistes ont poursuivi la politique précédente en la portant à son paroxysme, demain les principaux chefs de l'opposition se contenteront-ils de gouverner un système identique avec une cour de deux cents personnes, presque toutes choisies parmi nos camarades ? L'appel de Saint-Guillaume et de ses nomenclaturistes montre que nous sommes à la veille d'un bouleversement de nos conceptions, de nos moeurs et de nos croyances, préalable indispensable à la réforme politique qui s'annonce.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Quatre ans pour changer le monde

    Marc Ullmann

    Parution : 25 Janvier 2019 - Entrée pnb : 30 Décembre 2018

    Où nous mène l'Amérique. Les Américains devraient avoir honte : ils ont élu un président dont les anciens élèves de l'ENA ne sont pas fiers. Un président qui a planté des cacahuètes, un "Jimmy peanuts" tout ce qu'il y a d'ordinaire. Au risque de déplaire, Marc Ullmann affirme pourtant que Jimmy Carter a toutes les chances d'être un grand président. Pourquoi ? D'abord parce qu'il est animé d'une volonté exceptionnelle. Ensuite parce que la société américaine est mûre pour un historique compromis entre ses valeurs traditionnelles et sa contre-culture. Mais comment Jimmy Carter va-t-il donner forme à ce compromis ? Quelles réformes va-t-il entreprendre ? Quel impact ces réformes auront-elles sur le monde, sur l'Europe, sur la France ? Jusqu'ici, aucune analyse sérieuse n'a été tentée sur les changements qu'entraînera la nouvelle administration Carter. Pourtant tout en dépend. Le poids de l'Amérique est tel que pas un homme politique, pas un responsable d'entreprise, pas un syndicaliste, pas un écologiste, pas un militaire ne peut, de par le monde, planifier son action sans tenir compte de ce qui se passe là-bas et de ce qui va s'y passer.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La patrie planétaire

    Louis Périllier

    Parution : 31 Janvier 2019 - Entrée pnb : 15 Janvier 2019

    Le mondialisme passe d'ordinaire pour une utopie un peu naïve ; tout au contraire, c'est une nécessité qui répond aux impératifs les plus réalistes du monde contemporain. C'est ce que montre ici Louis Périllie en décrivant l'évolution qui conduit à l'unité fédérale du monde et qui fera de la planète une même patrie pour ceux qui l'habitent. A travers l'étude des grands problèmes qui présentent déjà une dimension mondiale : répartition de l'énergie et des matières premières, développement, lutte contre la faim, protection contre la pollution, danger atomique, utilisation de l'espace, exploitation des fonds marins, etc., l'auteur recherche les solutions concrètes propres à garantir les droits et intérêts de chaque peuple. Les structures qu'il propose à notre réflexion s'inspirent du souci de développer la responsabilité à tous les niveaux (commune, région, nation) et d'écarter, dans la gestion des affaires mondiales, toute forme d'hégémonie, d'où qu'elle vienne. Face à la crise morale et matérielle qui revêt des aspects mondiaux, bâtir un nouvel ordre économique, plus juste, édifier une société plus respectueuse de l'homme - deux objectifs inséparables - n'est-ce pas le grand dessein qui s'offre à une jeunesse anxieuse de l'avenir ?

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le fou et le prolétaire

    Emmanuel Todd

    Parution : 4 Février 2019 - Entrée pnb : 19 Janvier 2019

    Quelles furent les causes du dérapage militaire et totalitaire des années 1914-1945 ? Comment expliquer le succès du marxisme au XXe siècle ? Doit-on toujours craindre la croissance de l'État et le totalitarisme ? Ou peut-on, au contraire, accepter sans terreur un nouveau développement de l'interventionnisme étatique comme solution à la crise économique mondiale ? Délaissant la discussion abstraite et les affrontements de doctrines, Emmanuel Todd apporte une réponse neuve et originale à ces questions traditionnelles : la « tentation totalitaire » est, comme le suicide, l'alcoolisme, la schizophrénie et les accidents de la route, un phénomène de pathologie sociale. Seule l'étude simultanée de ces phénomènes parents permet de définir et de comprendre les transformations mentales du XXe siècle, et en particulier la tendance à l'autodestruction, dominante pendant les années 1900-1950. Cette analyse alerte, irrespectueuse et solidement documentée permet également de situer de façon rigoureuse et originale les diverses cultures européennes les unes par rapport aux autres et d'identifier les tendances actuelles de leur évolution.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La monarchie républicaine

    Maurice Duverger

    Parution : 14 Mars 2019 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    La France est une monarchie républicaine. Le pouvoir de gouverner y appartient principalement à un homme, investi de la légitimité suprême, à peu près libre de ses mouvements, qui ne partage guère l'initiative et l'impulsion, qui prend ou inspire les décisions importantes (et quelquefois les autres), qui « détermine et conduit la politique de la nation », comme dit la Constitution (pas à son propos). Mais cet homme est élu au suffrage universel par un scrutin compétitif et relativement honnête ; son pouvoir est temporaire ; il est contrôlé et limité par un parlement émanant comme lui de la souveraineté populaire, où l'opposition peut s'exprimer. Les Français pensent avoir le monopole d'un tel régime et croient que les autres nations d'Occident bénéficient d'une république à part entière. Ils ont tort. L'expression de « monarque élu » a été inventée voici neuf ans par un auteur anglais pour caractériser la situation et les pouvoirs du premier ministre britannique, qui sont assez proches de ceux de notre Président de la République, malgré les apparences. Le chancelier Brandt, Edouard Heath, Olof Palme, Pierre-Elliott Trudeau et la plupart de leurs congénères sont aussi des « monarques élus », comme l'est évidemment le président Nixon. Le parlement de Westminster n'a pas plus d'influence que celui de Paris, de même que le parlement de Bonn, le parlement de Stockholm, etc. On ne peut comprendre le système français d'aujourd'hui qu'en le confrontant à ses homologues d'aujourd'hui, en prenant conscience qu'ils évoluent ensemble dans la même direction générale et en essayant d'analyser leur fonctionnement réel. Telle est la démarche suivie dans ce livre. Elle conduit à remettre en cause beaucoup d'idées reçues. A Santiago, le 11 septembre 1973, un homme seul, appuyé sur un mandat reçu directement du suffrage universel, a mieux incarné la démocratie qu'une majorité de députés favorables au coup d'État militaire, prouvant qu'un monarque républicain pouvait l'être plus qu'un parlement.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le sursis

    Pierre Chaunu

    Parution : 27 Février 2019 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    La vie et la liberté sont l'objet d'un dramatique enjeu. La chute de la fécondité, de moitié en dix ans, sur le tiers de la planète compromet la transmission de l'acquis culturel dans les sociétés industrielles... Les expressions idéologiques du refus de la vie se désagrègent, mais par vitesse acquise les comportements continuent de progresser. Simultanément, la révolution des communications a créé autant de failles et de trous noirs que de zones de lumière. Les scientifiques ne sortent guère de leur spécialité et les Églises ne veulent rien savoir d'une science pourtant loin de leur être hostile. Une grande partie des messages n'est plus captée et nous risquons de dilapider le prodigieux héritage dont nous sommes les inconscients dépositaires. Pourtant une marge d'incertitude demeure, qui peut jouer en notre faveur, permettre le renversement des tendances qui nous condamnent. Il arrive qu'au dernier moment, le destin hésite. Les paris sont ouverts... Sodome ou Ninive.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le sceptique résolu

    Raymond Ruyer

    Parution : 27 Février 2019 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    Être un sceptique résolu. Non pas devant les croyances sincères, mais devant les « discours intimidants » et les tentatives de terrorisme intellectuel. Les intimideurs de la culture, de la politique, sont pareils aux animaux qui se gonflent pour effrayer. Ils prennent des airs terribles. Ils se déguisent en Inquisiteurs. Ces dénonceurs professionnels du mensonge social sont les vrais menteurs. Prêcheurs de licences, ils se donnent des airs de moralistes devant la bourgeoisie laborieuse. Incultes, ils se prétendent créateurs d'une nouvelle culture. Parasites, ils se posent en défenseurs des travailleurs. Ne nous laissons pas intimider. Un brillant plaidoyer pour la liberté de l'esprit, par l'auteur de la célèbre Gnose de Princeton.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'Espagne sur le fil

    Ricardo Paseyro

    Parution : 11 Mars 2019 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    « L'Espagne est un pays absurde et métaphysiquement impossible, et l'absurde est son nerf et son soutien », a écrit Angel Ganivet, l'un de ses plus amers et plus lucides produits, et qui d'ailleurs s'est suicidé. L'Espagne du dernier quart de siècle va-t-elle démentir ou confirmer Ganivet. C'est la question, essentielle pour l'Europe, que pose L'Espagne sur le fil. Depuis novembre 1975, la péninsule est entrée dans ce que l'on est convenu d'appeler l'après-franquisme. A-t-elle pu amorcer, va-t-elle pouvoir réaliser le passage de la dictature à la démocratie, échapper aux affrontements violents, à l'anarchie, à l'intervention de l'armée ? Pour répondre à ces questions, il faut non seulement bien connaître la période récente, les dernières années du franquisme, les débuts du nouveau régime, mais il faut aussi se familiariser avec les mentalités des partenaires politiques, analyser les antécédents mouvementés et complexes dans lesquels ces mentalités se sont forgées. Où en sont, aujourd'hui, les divers courants de la gauche espagnole ? Que veulent-ils et que peuvent-ils ? Le franquisme, lui, n'est que trop connu. Mais l'opposition ? Français d'origine uruguayenne, profondément imprégné de culture et d'histoire espagnoles, Ricardo Paseyro montre que l'on est obligé, pour saisir les rapports de force actuels, de remonter jusqu'à la brève mais tragique histoire de la République espagnole, de 1931 à 1936. L'histoire de l'Espagne moderne ne commence pas avec le soulèvement militaire de juillet 1936. C'est avant la guerre civile que se sont mises en place les familles politiques de l'opposition qui, aujourd'hui, émergent de nouveau à la lumière. Qu'ont-elles appris de leur cruelle expérience et des métamorphoses d'un monde qui a tant changé depuis quarante ans ? L'Espagne va-t-elle trouver son équilibre ou recommencer à osciller entre anarchie et dictature ? C'est tout le problème. Ricardo Paseyro le traite avec compétence et passion, avec des accents allant souvent jusqu'à la polémique, mais sans jamais rien avancer qui ne soit rigoureusement documenté et irréfutablement démontré.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La révolution suédoise

    Gabriel Ardant

    Parution : 1 Janvier 1976 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    Peut-on instaurer le socialisme dans la liberté ? On en disserte, on en fait la théorie. Gabriel Ardant s'est efforcé d'apporter une réponse fondée sur les faits, c'est-à-dire sur l'examen d'un pays, la Suède, où depuis quarante ans le socialisme est en voie de construction. Il s'agit là d'une véritable révolution qui vise à supprimer les aliénations de toutes natures, les inégalités, les barrières de classe. C'est en l'étudiant de près que l'on peut mesurer les sérieux obstacles à surmonter quand on veut transformer la société en tablant sur l'adhésion et non sur la contrainte. Cette démarche révolutionnaire, calme et sans romantisme, laisse souvent indifférents les Français. Elle leur paraît relever d'un réformisme médiocre, et non d'une révolution. Or, il s'agit bel et bien d'une révolution, n'en déplaise aux dogmatiques. Il est vrai que les Suédois n'ont pas commencé par les réformes de structure mais par le changement de la condition des hommes et des rapports qu'ils ont les uns avec les autres. Ils ont fait beaucoup de progrès dans ces domaines ; maintenant, ils en sont arrivés au point où, pour aller de l'avant, il leur faut s'attaquer aux structures de l'économie et plus encore au mode de gestion des entreprises. Dans l'usine comme dans la cité, substituer aux hiérarchies autoritaires la participation des travailleurs, aller de la démocratie politique à la démocratie industrielle, c'est un des enjeux de cette révolution suédoise.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'entreprise, pour survivre, devra faire passer l'homme avant le profit. Vous avez l'impression d'avoir déjà lu cela quelque part Dans un tract gauchiste ? Dans le discours d'un PDG à l'Assemblée générale de ses actionnaires ? Dans les Évangiles ? Les trois à la fois, peut-être, car l'idée est aussi simple qu'elle demeure inappliquée. L'économie de croissance et d'abondance est fille de la technologie et du profit. Désormais, le type de société qu'ils ont créée nous apparaît comme un prodigieux arsenal de moyens sans finalité. Comment établir la justice sans casser la production ? Comment subordonner l'économie à l'homme sans risquer de retomber dans la pénurie ? Quels nouveaux principes, quelles nouvelles méthodes, l'entreprise, nationale ou multinationale, doit-elle suivre pour s'humaniser sans s'annihiler ? Une telle transformation est-elle possible, et, si oui, par quelles voies ? C'est là un problème-clé de notre époque. Devrons-nous renonce au capitalisme ou pourrons-nous construire un « capitalisme à visage humain » ? Ce débat, pour aboutir à des solutions concrètes, suppose autre chose que des transes ou des anathèmes. Il supposa l'examen précis des mécanismes de l'entreprise et de ses ressorts : dans le contexte social et mondial pour savoir si elle pourra fonctionner en cessant d'avoir le seul profit pour but. C'est à cet examen que procède ici Jean-Louis Servan-Schreiber, avec la minutie dans l'information et l'originalité de pensée qui ont déjà fait le succès du Pouvoir d'informer.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Éloge de l'indocilité

    André Thirion

    Parution : 15 Février 2019 - Entrée pnb : 9 Février 2019

    Fils de la guerre de 14 et du surréalisme, adepte puis critique lucide du marxisme et du communisme, adversaire brillant de tous les poncifs intellectuels ou sociaux, tel apparaît André Thirion dans cet Éloge de l'indocilité. Les lecteurs du désormais classique Révolutionnaires sans révolution trouveront ici les pensées et les rêves de l'écrivain indépendant et vif dont ils ont dévoré les mémoires. Qu'il s'agisse de narrer par le menu un cas d'incohérence stratégique - la bataille de Baccarat - ou de disséquer en profondeur un cas d'incohérence idéologique - le concept d'aliénation - d'exalter Stirner et Fourrier contre Hegel et Marx, de nous replonger dans l'élaboration de L'Age d'Or de Dali et Bunuel, d'attaquer le travail ou de démythologiser OEdipe au bordel, André Thirion articule, avec ce livre riche et divers, une même et constante profession d'insoumission. Livre insolite, rationnel dans chacune de ses parties et surréaliste dans sa structure d'ensemble, Éloge de l'indocilité prendra place parmi les "exercices spirituels" familiers de tous ceux qui ne veulent pas seulement subir leur époque, mais y devenir libres et au besoin s'en divertir.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • « Simon Leys, au milieu de l'océan de bêtises et d'escroqueries intellectuelles du maoïsme occidental, nous a fait parvenir le message de la lucidité et de la moralité. Sa trilogie : Les habits neufs du président Mao, Ombres chinoises, Images brisées, est bien l'« acquis à jamais » dont parle Thucydide, au-delà des vicissitudes du combat des diverses « bandes » qui se disputent le pouvoir à Pékin. Observateur, historien, et penseur, Simon Leys reste au long de ces pages surtout un homme, et un écrivain, chez qui la science et la clairvoyance se mêlent merveilleusement à l'indignation et à la satire. Ne cessons pas de relire Ombres chinoises, pour constater qu'au siècle du mensonge, parfois, la vérité relève la tête et éclate de rire. » Jean-François Revel

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • L'échec permanent

    Branko Lazitch

    Parution : 4 Mars 2019 - Entrée pnb : 23 Février 2019

    Événement inouï, incompréhensible, inexplicable, irrationnel, entend-on dire de toutes parts pour commenter la rupture, en septembre 1977, de l'Union de la gauche en France, suivie, en mars 1978, d'un échec électoral contraire à toutes les prévisions. Cette rupture et cet échec - ce suicide, disent certains - ne sont mystérieux que si on les isole volontairement des antécédents historiques et du contexte international. Les Unions de la gauche ont un long passé, qui n'est pas seulement français. En France même, la proposition en fut faite par les communistes dès l'époque de Maurice Thorez, mort en 1964. Il s'agit là d'un schéma et d'un processus classiques, dont Branko Lazitch reconstitue de façon fouillée et approfondie l'historique et l'idéologie. Il met en lumière les deux spécificités françaises de ce processus : le "Programme commun de gouvernement" et l'apparition d'un Parti socialiste "de type nouveau", unique en Europe occidentale. Dès lors, on peut résoudre l'énigme. Toute cette histoire prend un sens. Les faits, tous les faits, avec leur passionnante et irremplaçable logique, montrent quelle était la destination finale de l'alliance socialiste-communiste, et pourquoi la machine, lancée à pleine vitesse, s'est soudain désintégrée au lieu de décoller. A l'aide de sa maîtrise exemplaire de la documentation et de l'analyse, Branko Lazitch, le spécialiste mondialement connu du mouvement communiste international, donne les clefs de la période décisive de l'histoire de France qui vit l'ascension et la chute également irrésistibles de l'Union de la gauche. La leçon déborde le cas français, et l'Échec permanent sera désormais un bréviaire essentiel pour la connaissance de notre temps.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La voix de la France

    Denise Bombardier

    Parution : 5 Avril 2019 - Entrée pnb : 2 Avril 2019

    On donne l'impression aux Français que leur télévision est la meilleure du monde. C'est faux. On donne l'impression aux Français que les autres télévisions fonctionnent toutes comme la leur. C'est faux. Le dynamisme, la liberté de ton, l'audace, jadis qualités françaises, ne le sont pas en ce qui concerne la télévision. Cette analyse critique de la télévision française repose sur une idée fondamentale : la télévision française n'est que le miroir de la société française. Si elle n'est pas une télévision libérale comme on la connaît au Canada ou aux États-Unis, c'est que la société française est une société moins libérale que la société nord-américaine et même anglaise. Si l'ingérence politique du gouvernement est possible, c'est que le combat contre elle n'est pas convaincant. On a trop l'impression qu'une partie de la gauche ne souhaite pas autre chose qu'être au pouvoir pour contrôler à son tour la radio-télévision. De toutes les démocraties libérales d'Occident, la télévision française est la moins libérale, pour ne pas dire la plus gouvernementale. Comment expliquer cette situation autrement que par la culture politique qui enserre la société française ? Pour la Québécoise que je suis, émerveillée d'entendre la discussion partout dans le pays, au bistrot, chez le boucher, dans le métro, quel choc de découvrir que celle-ci est absente du petit écran ! Que ce qu'on nomme discussion n'est que monologue, ou discours à deux ! Ce livre contient aussi les résultats d'un an d'analyse de contenu des journaux télévisés ainsi que les réponses à un questionnaire auquel a participé l'ensemble des journalistes de politique étrangère de la 1re et de la 2e chaîne et une partie des correspondants à l'étranger. Que pensent ces journalistes de la télévision française ? Est-ce une télévision gouvernementale à leurs yeux ? Sont-ils ou non en accord avec la politique officielle de leur pays telle que définie par le Quai d'Orsay ? Que pensent les hommes politiques des journalistes dans ce pays ? Y a-t-il des différences entre les chaînes ? Voilà le genre de question posée. Pourquoi la télévision par câbles est-elle impensable en France ? Pourquoi seule la privatisation pourrait peut-être rompre cette unité de pensée, de ton, et de style que véhicule la télévision française ? Comment expliquer que cette France, ce pays puissant, ait une télévision qui soit finalement si pauvre, compte tenu non pas nécessairement des autres télévisions, mais du potentiel, de la dynamique culturelle, de ce pays vis-à-vis duquel, comme Québécoise, je ne puis être indifférente...

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Israel est-il coupable ?

    Annie Kriegel

    Parution : 1 Janvier 1982 - Entrée pnb : 20 Janvier 2017

    Israël est-il coupable ? Serait-ce, enfin, vrai ? À peine l'armée israélienne avait-elle pénétré au Liban que les mots de génocide et d'holocauste couraient dans les médias, alors que la guerre du Liban, commencée il y a plus de six ans, avait déjà fait près de cent mille victimes dans l'indifférence presque complète de la conscience universelle. À peine les massacres commis dans les camps palestiniens de Sabra et de Chatila étaient-ils découverts, qu'une véritable instruction pour complicité de crime de guerre s'ouvrait dans le monde entier contre Israël. Pourquoi un tel empressement ? Pourquoi de telles outrances ? Propos d'irresponsables isolés ? Désinformation concertée ? Assiste-t-on, sous le couvert d'un antisionisme virulent, à une renaissance de l'antisémitisme ? Telles sont quelques-unes des questions brûlantes qui ont provoqué ce livre. Il était urgent que les faits - tous les faits dans leur passionnante et irremplaçable logique - soient soumis au travail de restitution et d'intelligence qu'Annie Kriegel accomplit ici en historienne rompue à la recherche et à la confrontation des données. À la lumière, notamment, des nombreux et étonnants documents palestiniens saisis au Liban, l'événement s'éclaire et prend son sens : le rôle de l'O.L.P. comme centre du terrorisme international lié au mouvement communiste ; l'ambiguïté constante de la politique française au Proche-Orient ; enfin, et surtout, l'apparente passivité de l'URSS. Au-delà du drame local, aussi déchirant soit-il, Annie Kriegel replace l'affrontement israélo-palestinien et la guerre du Liban dans leur dimension véritable et essentielle : celle du conflit Est-Ouest qui commande notre destin.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • La france apres la gauche

    Michel Massenet

    Parution : 1 Janvier 1984 - Entrée pnb : 20 Janvier 2017

    La France anticipe sur son calendrier politique. Elle cesse de vivre à l'heure du socialisme. Ses débats, ses inquiétudes la portent au-delà du présent, au-delà de l'échec, après la gauche. Il ne s'agit pas d'une évasion, mais d'un projet qui s'impose, sous le règne légitime des apparences. Le socialisme, en prenant le pouvoir, s'est cru en mesure de résoudre, par des choix idéologiques, les problèmes d'une nation avancée. Il n'a répondu qu'à ses propres questions : comme s'il avait cessé d'être notre contemporain, au moment même où il se croyait en mesure d'arbitrer nos destinées. L'avenir se dessine ailleurs. Quelque chose d'autre s'ébauche sous nos yeux - pour peu que nous sachions deviner et voir - dans les remous de la crise, en dépit des désordres et du mensonge, une autre France est en train de naître. L'expérience du socialisme appelle une forme nouvelle d'action politique, plus proche des évènements comme des citoyens, accordée aux rigueurs du réel : à l'opposition de saisir sa chance, en prenant l'initiative de la vérité.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • Desetatiser

    Bertrand Jacquillat

    Parution : 1 Janvier 1985 - Entrée pnb : 20 Janvier 2017

    Les échecs de l'État industriel et gestionnaire sont désormais connus. Les vieilles, et les moins vieilles, recettes étatiques pour sortir la France de la crise ont fait faillite. La reprise de la croissance, le développement industriel, l'amélioration de l'emploi et du bien-être des Français passent par un retrait de l'État sous les multiples formes que son intervention a prises : aussi bien les entreprises nationalisées que la politique industrielle ou les services publics dits d'intérêt général qui ne font, souvent, que masquer des intérêts corporatistes. Ni utopie ni catalogue de promesses ou de y'a qu'à, ce livre montre, à partir d'une analyse des modes de privatisation pratiqués dans le monde, ce que pourrait être le processus de dénationalisation des entreprises françaises, et quelle déréglementation devraient connaître nos systèmes de santé, de retraite et d'éducation pour devenir plus efficaces et plus justes. Désétatiser n'est pas seulement un slogan, mais la pierre angulaire de toute politique économique et sociale future. Le vrai changement que les Français attendent, suppose qu'une nouvelle ligne de démarcation soit tracée entre la société civile et l'État.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
  • La social democratie quand meme

    François Fejtö

    Parution : 13 Décembre 2017 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    Qu'est-ce que la social-démocratie aujourd'hui ? Une impasse ou une voie d'avenir pour les pays développés ou en voie de développement ? Les sociaux-démocrates ont, sur d'autres variétés socialistes ou eurocommunistes à la mode, l'avantage redoutable d'exister. On peut en effet les juger non seulement sur des principes et des promesses, mais sur des réalisations, des succès et des échecs concrets : dans les pays scandinaves, en Suède notamment, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche. Liés organiquement aux syndicats ouvriers, ils ont depuis plus de trente ans assuré le plein-emploi, accru le pouvoir d'achat, concilié les libertés et la justice sociale, sans détruire le capitalisme, mais en profitant de sa vitalité. Depuis 1973, la crise les frappe durement : leur défaite en Suède et en Angleterre en témoigne. Assistons-nous au commencement de la fin de la social-démocratie, minée par le ralentissement de la croissance, dépassée par les tendances à la bureaucratisation et au nivellement qu'elle a nourries ? Les sociaux-démocrates parviendront-ils au contraire à protéger et même à développer l'essentiel de leur oeuvre : "l'État-providence", en trouvant une source de renouveau et d'enrichissement dans le courant autogestionnaire hérité du mouvement de 1968 ? S'il est encore trop tôt pour répondre à ces questions décisives, aux yeux de François Fejt une conclusion paraît pourtant s'imposer : de tous les régimes connus, la social-démocratie est peut-être le plus mauvais, mais tous les autres sont pires.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Depuis plus de deux ans, le pouvoir socialiste a suscité une abondante littérature d'opposition : du récit anecdotique au pamphlet, en passant par les analyses souvent perspicaces de responsables de l'ancien régime. Prenant, lui aussi, ouvertement parti contre la majorité socialiste et communiste, ce livre voudrait cependant porter sur les événements survenus en France depus 1981 un autre regard : celui de la réflexion à plus long terme, sans prétendre apporter de recettes définitives pour la reconquête du pouvoir. Après avoir rappelé que les querelles internes de l'ancienne majorité, ont été la raison majeure de la victoire de François Mitterrand, après avoir tenté de définir la nature du pouvoir socialiste, et examiné les premiers résultats de sa gestion, comment peut-on être opposant ? cherche à expliquer pourquoi la nouvelle opposition n'a pu encore exploiter totalement les erreurs de ses adversaires et demeure toujours incertaine de son avenir, malgré une série continue de victoires électorales depuis 1982. Comment donc préparer, dans la paix civile, une alternance qui devrait intervenir en 1986 ? Ce n'est assurément pas en se crispant sur les positions d'une droite dure, affirme Jean Charbonnel, mais en s'inspirant d'un gaullisme renouvelé, libéré de toute exploitation autoritaire, et qui s'appuierait sur quelques objectifs simples et clairs : le retour aux valeurs fondamentales de la vie, un meilleur usage de l'État, une vocation plus ample et plus généreuse pour la France.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    Adobe
empty