• Comment Marcel devient Proust ; enquête sur l'énigme de la créativité

    Thierry Marchaisse

    Parution : 11 Décembre 2014 - Entrée pnb : 28 Octobre 2017

    Selon son auteur lui-même, La Recherche du temps perdu recèle une « construction dogmatique ». Mais laquelle exactement ? Il n'est pas si aisé de répondre car l'oeuvre de Proust est écrite de telle sorte que sa structure, les étapes de sa création et ses fins philosophiques y sont laissées volontairement implicites. Cependant, il est possible d'éclaircir ces points, dès lors que l'on s'avise que la Recherche est une démonstration, d'un genre très particulier. Ainsi l'enquête de Thierry Marchaisse vise-t-elle à expliciter la construction proustienne, en répondant aux quatre questions suivantes : Qu'est-ce qui a déclenché l'oeuvre de Proust ? Quelle vérité fondamentale voulait-il y démontrer ? Et comment ? Enfin, pourquoi s'est il efforcé d'effacer les marques trop apparentes de son étrange traité philosophico-littéraire ? Au moment d'y mettre la dernière main, Proust craignait encore que la pointe de son ouvrage, dont « l'idée » l'obsédait depuis 1909, resterait « comme un monument druidique, au sommet d'une île, quelque chose d'infréquenté à jamais ». Il avait bien raison de s'inquiéter. Précisément parce que la sacralisation des aspects esthétiques de son oeuvre a eu pour effet de rendre presque infréquentables ses aspects logico-philosophiques, et notamment la belle « leçon d'idéalisme » qu'elle contient en matière de créativité.

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  • Essayiste, historien, mémorialiste, Emmanuel Berl (1892-1976) fut l'un des esprits les plus brillants et les plus attachants du monde littéraire. Interlocuteur étincelant, il était recherché par ses contemporains qui admiraient son intelligence et sa liberté de ton. « Hérétique et infidèle, puisse mon esprit le rester ! » a-t-il écrit. Homme du XVIIIe siècle égaré dans le XXe, Berl a consacré sa vie au pacifisme. Journaliste pamphlétaire, il dresse la nécrologie de la bourgeoisie avant de s'intéresser au nationalisme, à la condition féminine, à l'immigration, à l'écologie et à l'Europe. Visionnaire sur beaucoup de sujets, il occupa à l'entre-deux-guerres une position essentielle dans l'intelligentsia. Parent de Bergson et de Proust, il eut pour amis Anna de Noailles, Cocteau, Drieu La Rochelle, Malraux, Herriot, Blum, Saint-John Perse et Camus. Après avoir dirigé Marianne (1932-1937), le premier grand hebdomadaire de gauche, il fut amené à rédiger le discours de l'armistice de 1940, qu'il ne renia jamais : « La terre, elle, ne ment pas. » Après la guerre, il devint un écrivain rare, obsédé par l'amour, la mort et le refus du refus de Dieu. Jusqu'à sa disparition, il ne cessa de s'interroger sur les problèmes de son temps. Emmanuel Berl fut un esprit libre dans la lignée de Montaigne, de Voltaire et de Chamfort.

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