Sciences sociales / Société

  • Marcher la vie ; un art tranquille du bonheur

    David Le Breton

    Parution : 10 Juin 2020 - Entrée pnb : 11 Juin 2020

    Huit ans après Marcher et vingt ans après Éloge de la marche, dans ce livre - ludique, intelligent et stimulant -, l'auteur revient sur le plaisir et la signification de la marche, et nous en révèle les vertus thérapeutiques face aux fatigues de l'âme dans un monde technologique.

    La marche connaît un succès planétaire en décalage avec les pratiques de sédentarité ou de sport en salle, tapis de course... prédominant dans nos sociétés.
    Cette passion contemporaine mêle des significations multiples pour le même marcheur : volonté de retrouver le monde par corps, de rompre avec une vie trop routinière, de peupler les heures de découvertes, suspendre les tracas du jour, désir de renouvellement, d'aventure, de rencontre.
    Une marche sollicite toujours au moins trois dimensions du temps : on la rêve d'abord, on l'accomplit, et ensuite on s'en souvient, on la raconte. Même terminée, elle se prolonge dans la mémoire et dans les récits que l'on en fait : elle vit en nous et est partagée avec les autres.
    "Le lecteur chemine à l'aise, ravi de retrouver parfois, au détour d'une phrase, les sensations, les impressions, les réflexions fugaces qu'il a pu expérimenter lui-même." - Zibeline

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  • Marcher ; éloge des chemins et de la lenteur

    David Le Breton

    Parution : 5 Avril 2012 - Entrée pnb : 21 Mars 2020

    « Marcher de nos jours, et surtout de nos jours, ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète », écrivait Jacques Lacarrière.
    Revisitant une réflexion menée il y a une dizaine d'années, David Le Breton constate que le statut de marcheur a beaucoup changé. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité de loisir.
    L'imaginaire contemporain se réfère plutôt à l'idée de disponibilité et à la nécessité pratique d'entretenir son corps.
    L'auteur refonde ici son récit dans les témoignages et les philosophies de la marche, il redit avec bonheur que marcher est avant tout un long voyage à ciel ouvert dans le plein vent du monde et dans la disponibilité à ce qui advient, que tout chemin est enfoui en soi avant de se décliner sous nos pas et que la marche ouvre à chaque fois à une expérience et à une transformation heureuse de soi.

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  • Rire ; une anthropologie du rieur

    David Le Breton

    Parution : 8 Novembre 2018 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    Qui n'a jamais ri de sa vie ?

    Même sans le vouloir cette turbulence passagère qui affecte tous les hommes et les femmes est avec les larmes la preuve intangible que nous sommes bien reliés affectivement entre nous sur des modes très particuliers.
    David Le Breton, continuant son anthropologie du corps, s'attaque ici aux "corps de rire' qui se déploient souvent à nos dépens, mais il montre qu'ils sont parfaitement inscrits dans des moments de l'histoire et de nos histoires personnelles et qu'ils forment des parenthèses nécessaires dans nos quotidiens devenus lourds et difficiles.
    C'est "par le rire que le monde redevient un endroit voué au jeu, une enceinte sacrée, et non pas un lieu de travail', nous assure le poète Octavio Paz, et c'est bien ce que David Le Breton nous montre dans sa magistrale démonstration où rien de ce qui touche au rire n'est ignoré.

    De nos sociabilités multiples et rieuses en passant par la police du rire, l'ironie, la dérision, les rires d'Orient, l'humour, les folklores obscènes et même les sms, tout nous amuse ou tout peut être tourné en dérision.

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  • Tenir ; douleur chronique et réinvention de soi

    David Le Breton

    Parution : 23 Février 2017 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    La douleur chronique déchire toute l'existence, elle épuise celui qui la ressent autant que son entourage; le premier parce qu'il a du mal à l'exprimer, le second parce qu'il a du mal à comprendre, fût-il médecin.

    Or beaucoup connaissent certains états où la douleur est toute, ou presque toute la maladie, où elle est si hallucinante que la symptomologie devient secondaire.
    C'est à cet endroit, cette limite, que le sociologue du corps explore, consulte, interroge autant ceux et celles qui vivent cette douleur inexpliquée et inexplicable que ceux, les soignants, qui dans notre société de diagnostics scientifiques et de soins cherchent et essayent de juguler nos souffrances physiques. Notre médecine a, depuis peu, pris la douleur en considération et l'on conçoit mal désormais que l'étude de la douleur chronique puisse se faire sans prendre d'abord en compte la subjectivité intime de ceux qui la vivent.
    Des progrès sont réalisés mais il est temps, dit David Le Breton, que l'on développe une médecine de la douleur centrée sur l'expérience intime des personnes afin de les aider, sinon à guérir, au moins à accomplir une "réinvention de soi', autrement dit une réorganisation radicale de l'existence avec et autour de cette douleur chronique à tous les niveaux de son quotidien dans le but de reconquérir au moins une estime de soi dont on sait aujourd'hui qu'elle participe grandement à la capacité de résistance.
    Le "souffrant chronique" souvent inintelligible pour la médecine ébranle l'existence de tous, mais l'examen des itinéraires personnels montre étrangement qu'elle protège aussi certains patients d'autres souffrances plus redoutables encore !

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  • Sociologie du risque

    David Le Breton

    Parution : 16 Août 2017 - Entrée pnb : 30 Août 2017

    Toute existence est une permanente prise de risque, reflet de nos fragilités physiques et psychologiques. Mais nos sociétés technologiques semblent générer de nouveaux types de risques et des inquiétudes croissantes parmi les populations.
    De ce constat est née, dans les années 1980, une sociologie du risque explorant ces zones de fractures de confiance et de fragilité. Une autre approche sociologique est venue l'enrichir en s'intéressant aux conduites à risques individuelles et à leurs significations.
    En s'appuyant sur l'analyse de nombreux exemples concrets, cet ouvrage dresse un panorama des recherches menées et des savoirs constitués ces dernières années autour de la notion de risque, qui est désormais une question sociale autant que politique, économique, juridique ou encore éthique. À lire également en Que sais-je ?...
    Santé et environnement, William Dab
    Le principe de précaution, François Ewald, Christian Gollier et Nicolas de Sadeleer

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  • La peau et la trace

    David Le Breton

    Parution : 26 Juin 2018 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    David Le Breton, poursuivant son anthropologie du corps, montre comment le recours au corps marque la défaillance de la parole et de la pensée.

    Ces êtres qui se coupent, s'entaillent, se blessent volontairement et secrètement dont il parle ici tentent en réalité de porter le langage à un autre niveau, de transcender l'impasse relationnelle dans laquelle ils se trouvent. Ils s'entament le corps comme s'ils posaient des limites aux souffrances extérieures, ils font cela pour se sentir plus vivants. Leur peau est devenue surface d'inscription de leur mal-être et de leur refus. Ils changent leur corps à défaut de changer le monde.
    À cette étrange auto-chirurgie du sens chez les adolescents, qu'il faut lire comme la recherche d'une redéfinition de soi, David Le Breton ajoute une réflexion sur les atteintes corporelles délibérées en situation carcérale, marquages indélébiles qu'il faut lire comme l'expression d'une résistance à l'humiliation et à l'enfermement, ainsi que sur les artistes de "body art" qui, à travers leurs performances sanguinolentes et douloureuses, essayent d'ébranler le miroir social.
    Avec cet ouvrage très fort, parfois à la limite de l'insoutenable, l'anthropologue du corps montre que la recherche de la fabrique du sacré à usage personnel, la sollicitation de l'autre au-delà du social sont la manifestation du désir éperdu d'exister, serait-ce aux limites de la condition humaine.

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  • Anthropologie du corps et modernité (6e édition)

    David Le Breton

    Parution : 2 Février 2011 - Entrée pnb : 28 Septembre 2016

    Publié pour la première fois en 1990, puis régulièrement remanié et réédité, cet ouvrage a inauguré une série de nombreuses publications consacrées au corps, devenu au fil de ces années « l'un des analyseurs majeurs des sociétés contemporaines, un fin révélateur du statut de l'individu ». L'homme occidental se découvre un corps, lieu de bien-être et du bien paraître, mais ce corps est aussi un lieu de précarité, de vieillissement qu'il faut combattre pour tenter de le maîtriser. Deviendrait-il alors une structure encombrante dont il faudrait modifier l'aspect ou se défaire ?

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  • La saveur du monde

    David Le Breton

    Parution : 26 Juin 2018 - Entrée pnb : 21 Mars 2020

    Il y a la forêt du flâneur, du fugitif, celle de l'indien, la forêt du chasseur, du garde-chasse ou du braconnier, celle des amoureux, des ornithologues, la forêt aussi des animaux ou de l'arbre, celle du jour et de la nuit. Mille forêts dans la même, mille vérités d'un même mystère qui se dérobe et ne se donne jamais qu'en fragments.
    Tout comme il y a un paysage, un son, une saveur, un parfum, un contact, une caresse, pour déplier le sentiment de la présence et aviver une conscience de soi. David Le Breton explore les sens, tous nos sens, comme pensée du monde. Cette fois l'anthropologue se laisse immerger dans le monde afin d'être dedans et non devant. Il nous montre que l'individu ne prend conscience de soi qu'à travers le sentir, qu'il éprouve son existence par des résonances sensorielles et perceptives.
    Ainsi tout homme chemine dans un univers sensoriel lié à ce que sa culture et son histoire personnelle ont fait de son éducation, chaque société dessinant une "organisation sensorielle" qui lui est propre.
    Percevoir les couleurs est un apprentissage autant que d'entendre ou de voir. Toucher, palper, sentir dans l'étreinte ou la souffrance, c'est faire affleurer la peau et la pensée dans la concrétude des choses, c'est aussi se sentir, goûter et parfois même être dégoûté.

    L'auteur se fait explorateur des sens et n'omet rien de nos attirances et de nos rejets. Proposant que l'on réfléchisse désormais au "Je sens donc je suis", il rappelle que la condition humaine avant d'être spirituelle est bel et bien corporelle.

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