Sciences humaines & sociales

  • Ethnologie du bureau ; brève histoire d'une humanité assise

    Pascal Dibie

    Parution : 3 Septembre 2020 - Entrée pnb : 27 Juin 2020

    Comment s'est structuré le contrôle de l'homme assis. Un voyage du copiste au co-working.
    Un texte savant, bien écrit et amusant.
    Après L'Ethnologie de la chambre à coucher et celle de la porte, l'auteur nous invite à nouveau à nous regarder nous-mêmes dans une de nos occupations les plus répandues lorsque l'on parle du travail aujourd'hui, à savoir : être au bureau. Du moine bénédictin au jeune cadre contemporain, de la société du bureau de Napoléon au bureaucrate kafkaïen, du pupitre du copiste au nomadisme numérique du co-working, ce livre est un voyage dans ce qui fait du bureau et du travail sédentaire le centre du développement de nos sociétés modernes.
    Toujours avec humour, sensibilité et une connaissance encyclopédique, Pascal Dibie, en ethnologue, nous fait remonter dans notre histoire et réussit, sans que l'on se rende vraiment compte, à nous faire prendre conscience de la complexité réelle et déterminante de nos vies assises : une aventure de plus de trois siècles partagée au quotidien par cinq milliards de personnes dans le monde (oui, dont vous) !
    À propos d'Ethnologie de la chambre à coucher (ouvrage traduit en 15 langues) :
    « La chambre à coucher devient cosmique, le pieu s'oriente, se charge de mythes et de rituels. En fait le monde est un dortoir et la tâche de Pascal Dibie infinie. » - Libération
    À propos d'Ethnologie de la porte :
    « Pascal Dibie a franchi le pas pour s'arrêter à nos portes. Une petite merveille, hors des sentiers battus et pleine de surprises. » - Le Figaro littéraire

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Ethnologie de la porte

    Pascal Dibie

    Parution : 4 Octobre 2012 - Entrée pnb : 21 Mars 2020


    Qu'est-ce qu'une porte ?

    Dans sa définition même elle implique l'existence d'un "dehors", autrement dit de ce qui est "hors de la porte". Nous y sommes : la porte est d'abord vue de l'intérieur de la maison par celui qui s'y inscrit... A partir de là tout est à penser : le dedans, le dehors, l'ouvert, le fermé, le bien-être, le danger, et c'est pour elle que nous nous sommes institués, nous les hommes, en grands paranoïaques autant qu'en dieux et en techniciens ! Pas un lieu où nous avons voulu dormir que nous n'avons barricadé, pas un champ que nous n'avons borné, pas un temple que nous n'avons chargé, pas une famille ni une ville que nous n'avons protégées. Nos portes sont partout, issues étroites ou portes monumentales.
    Des Magdaléniens d'Etiolles à la porte d'Ishtar à Babylone quelle folie nous a prise? Portiques grecs, arcs de triomphe romains, Jésus qui prêche aux portes, L'enfer qui s'en invente, notre imaginaire de la porte se construit petit à petit. On arme les châteaux de pont-levis et de symboles, on enclot les femmes et puis on fait des Entrées solennelles, on s'invente des étiquettes autant pour les hommes que pour les livres. On dresse partout des barrières jusqu'à inventer les frontières. La ville s'avance, la société se discipline, se numérote, s'invente des règles qu'elle affiche aux portes: prestige, convenances, mort, on peut tout lire à la porte de nos vies. Le folklore s'est emparé des seuils, a nourri nos croyances et nos étranges rites de passage. Nos semblables d'un ailleurs proche ou lointain n'ont pas fait moins : jnouns et serrures veillent en Afrique pendant qu'en Chine on calcule encore l'orientation des ouvertures et qu'à chaque porte se joue l'équilibre de l'univers entier. En Amazonie la porte est en soi alors qu'en Océanie elle est un long chemin d'alliance.
    La porte est pour chacun un bonheur et une inquiétude quotidiens tout simplement parce que, de tous nos objets du quotidien, elle représente un monde inépuisable de pensées.
    Pascal Dibie est Professeur d'Ethnologie à l'Université Paris Diderot-Paris 7 où il co-dirige le pôle des sciences de la ville. Il est l'auteur d'une ethnologie d'un village de Bourgogne effectuée à 30 années de distance qui fait référence : Le Village retrouvé, ethnologie de l'intérieur (Grasset, 1979) et Le village métamorphosé, révolution dans la France profonde (Plon, 2006).
    Il est également l'auteur de Ethnologie de la chambre à coucher traduit en 15 langues et vendu à 30 000 exemplaires (Grasset, 1987, reprise en Suite Métailié, 2000), La Tribu sacrée, ethnologie des prêtres (Grasset, 1993 reprise en Suite Métailié, 2004), et La Passion du regard, essai contre les sciences froides (Métailié,1998).

    20 prêts - durée illimitée
    20 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty