• La république de monsieur Mitterrand

    Alain Duhamel

    Parution : 12 Décembre 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    La France et la Ve République étaient gaullistes quand la social-démocratie régnait en Europe. Les voilà socialistes depuis que l'Occident vire à droite et - paradoxe ! - plus monarchiques encore que sous le prince déchu, Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des discours partisans, Alain Duhamel explore et définit ici la nature profonde de la République de M. Mitterrand. Pour l'auteur, la campagne présidentielle n'a été réussie ni par le vainqueur ni par le vaincu : un pouvoir "aigre" s'est simplement substitué au pouvoir "froid" de l'ancienne caste dirigeante. Le triomphe socialiste est celui des classes moyennes, de la "République des professeurs". Et c'est avec brio qu'Alain Duhamel illustre ces réflexions par des portraits pleins de verve, tel celui du président et de son socialisme très personnel : un socialisme intellectuel, littéraire et moral, un socialisme à l'anglaise - très {fabien}, pour tout dire. Le P.S. au pouvoir, ce Gulliver, ainsi que le surnomme l'auteur, présente cependant des faiblesses et réserve bien des surprises : si le fonctionnement des institutions sous François Mitterrand relève, en politique extérieure, de la "tradition gallicane", dans le domaine économique et social intervient désormais le risque travailliste.

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La république giscardienne ; anatomie politique de la France

    Alain Duhamel

    Parution : 27 Octobre 2011 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Alain Duhamel part d'un constat : la France politique vit au rythme d'un souverain élu. En fait, l'essentiel du pouvoir y est détenu par lui ou issu de lui. Exemples et portraits à l'appui, cet essai démontre, avec beaucoup d'humour et de clarté, en quoi ce système ultra-présidentiel donne au chef de l'Etat plus d'influence réelle que dans n'importe quelle autre démocratie occidentale, les partis politiques ne faisant, en fin de compte, que conforter son pouvoir. Cette "spécialité française" s'appuie sur une classe dirigeante exceptionnellement homogène - les 5000 -, qui maintient une tradition colbertienne impérieuse et elle bénéficie, d'autre part, du sous-développement des contre-pouvoirs et de la faible participation des citoyens à la vie du pays. Cette société politique est donc infirme parce que inachevée et déséquilibrée. Elle se modernise aujourd'hui à doses homéopathiques. Tout se passe comme si, pour cela, elle acceptait de s'en remettre à une lignée de "despotes éclairés" : le premier, Charles de Gaulle, obsédé par le rang de la France, le second, Georges Pompidou, par la croissance de l'industrie, le troisième, Valéry Giscard d'Estaing, par l'intuition du modernisme.

    30 prêts - 60 mois
    1 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty