• Caravaggio, le dernier jour

    Bona Mangangu

    Parution : 13 Novembre 2014 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Écrire, donner du sens, dire sa vie et la raconter, pour savoir, soi, ce qu'on a vécu, pour comprendre le sens de son passage dans le monde coloré et mouvementé, impétueux aussi, pour saisir en soi et dans les autres l'humanité, pour écouter le son qu'elle rend quand elle est parvenue aussi loin qu'il est possible dans l'existence. Seul le récit qu'on en fait permettra de reculer d'un pas, et de comprendre, et de transmettre sa compréhension. Caravaggio est parvenu à ce qu'il est convenu d'appeler le soir de sa vie ; ce soir déploie ses ombres et ses clairs-obscurs, ses derniers éclats de lumière aussi dans le texte. Il s'est placé dans un étrange lieu d'où parler, d'où s'adresser aux hommes, lui qui bientôt ne sera plus de ce monde. Il n'est pas tout à fait dans un autre monde, il est sur le seuil de ce monde. Tel, quand on est sur le départ, on se retourne une dernière fois et on ajoute quelques phrases encore. Il nous dit ce qu'il lui est essentiel de livrer sur son art, sur le lien intime entre lui et le monde, par quoi la singularité d'un artiste est universelle. Car en elle, humanité et création s'entrelacent et tissent un lien profond avec le monde complexe dans lequel nous sommes tous. Son regard est déjà fixé au loin mais il discerne encore des détails qui rendent toute la scène intensément vivante. Bona Mangangu tient cette note tout au long du livre, dans un monologue essentiel et d'un seul souffle. Comme chanté.Isabelle Pariente-Butterlin

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  • Rubato

    Bona Mangangu; Jean-Yves Fick

    Parution : 22 Avril 2016 - Entrée pnb : 24 Février 2016

    En italien, le temps dérobé, celui qui s'affaisse sous nos pieds et ouvre au vertige. Rubato, c'est en musique l'appel à la libre exécution : de retards en accélération, l'instrumentiste décide seul de l'allure et du temps, et les notes de s'échapper du temps donné sur la partition.renverses - l'ombre et la lumière
    libre et sans dessein - comme loin
    le souffle des nuées - le bleuC'est sous ce titre et dans sa convocation que le peintre Bona Mangangu et le poète Jean-Yves Fick dialoguent, entre Sheffield et Strasbourg. Projetées sur des sacs de farine, les couleurs viennent faire vibrer (le papier meunier en) une matière vive et puissante de lumière et d'épaisseur ; taillés dans la rigueur de sonnets lumineux, les versets librement réinventés sur la page et dans la syntaxe ne répondent qu'à distance, dans le libre jeu des appels et l'imaginaire puisé à la source d'une même sensation : la recherche d'une matérialité brute où la lumière et les images visent à accroître nos corps de propriétés neuves.Et puis, dans un monde qui s'enténèbre et s'obscurcit dans les cris, il y aurait là comme une réponse inquiète et puissante : des images qui inventent des lumières, et des mots qui viennent ouvrir la réalité comme un corps opéré vivant.- Arnaud Maïsetti & Jérémy Liron

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