• Accords de libre-échange ; cinquante nuances de marché

    Frédéric Thomas

    Parution : 6 Octobre 2017 - Entrée pnb : 6 Octobre 2017

    TTIP, CETA, NAFTA, TPP, RCEP... Autant de sigles qui soulèvent une opposition grandissante, y compris depuis peu en Europe.
    Ce rejet vise ce que l'Union européenne met en place, depuis des années, dans le Sud.
    Au vu des limites et de l'impasse des négociations au sein de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), les accords de libre-échange se sont, en effet, multipliés. Ils permettent de faire progresser le libéralisme en contournant les oppositions, en divisant les blocs régionaux et en accentuant les rapports de force inégalitaires.
    Cette multiplication s'est doublée d'une reconfiguration: sont ainsi apparus les méga-accords, qui couvrent une surface géographique plus étendue et un champ qui va bien au-delà de celui de l'économie.
    Ces accords soulèvent nombre de questionnements. Les tribunaux privés d'arbitrage constituent ainsi la partie la plus évidemment contestable d'un montage politico-économique. Ils sont les lieux et les instruments d'une néolibéralisation du monde.
    C'est à la fois le processus même de ces accords - négociés dans le secret, sous la forte pression combinée d'États et de lobbies privés -, leurs impacts - l'accès aux ressources naturelles, aux services sociaux de base, aux médicaments et aux semences - et leur logique - la subordination de l'espace public et de la souveraineté politique -, qui sont contestés.
    Certains acteurs sociaux - les paysans, les indigènes, les femmes et les travailleurs en général -, frappés de plein fouet, sont aussi celles et ceux qui portent la résistance et l'espoir d'une alternative.

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  • Soulèvements populaires ; points de vue du Sud

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    Parution : 7 Janvier 2021 - Entrée pnb : 5 Janvier 2021

    La simultanéité, l'ampleur et la radicalité des soulèvements populaires de l'automne 2019 au Chili, en Équateur et au Liban surprennent. Elles obligent à réévaluer d'autres mouvements, débutés plus tôt et toujours en cours - en Haïti, au Soudan, en Algérie, à Hong Kong... -, et à porter un regard plus attentif sur la conflictualité sociale dans le monde.
    Au-delà des affinités relevées, la coïncidence dans le temps et la diffusion dans l'espace marquent-elles un nouveau «printemps des peuples»? Si les revendications et les modes d'action convergent jusqu'à un certain point, le développement des luttes demeure tributaire du mode de gestion étatique de la contestation et de la cohésion des élites au pouvoir. Et les soubassements politiques et moraux de ces mobilisations sont ancrés dans des histoires nationales, dont l'héritage est revendiqué. Le visage des révoltes - celui d'une jeunesse urbaine précarisée au sein de laquelle les femmes jouent un rôle important -, ainsi que l'évidence médiatique de ressorts communs - l'utilisation des réseaux sociaux, le recours aux cultures populaires, la spontanéité et l'horizontalité des modes d'organisation... - méritent d'être interrogés.
    Ces soulèvements répondent à des contextes particuliers, mais traduisent aussi de nouvelles circulations internationales des luttes. Assiste-t-on dès lors à une mondialisation de la protestation sociale?

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