Sciences humaines & sociales

  • Seul François Fejt en collaboration avec un jeune historien magyar Gyula Zeke pouvait retracer d'une façon magistrale, mais aussi passionnante, et souvent émouvante, l'histoire millénaire des relations entre la Hongrie et « ses » Juifs. La Hongrie a offert à l'Europe un modèle d'intégration réussie : dans aucun autre pays la part des juifs dans l'industrie, dans les finances, dans le commerce n'a été aussi importante et aussi naturellement acceptée. Avant la chute de l'Empire, les Habsbourg, sur l'initiative du gouvernement hongrois, ont anobli 289 familles juives Ce contrat séculaire ne survivra pas au démembrement de l'Empire austro-hongrois après 1918. Le régime nationaliste et autoritaire de Horthy se fit l'allié de l'Allemagne nazie, sur fond d'antisémitisme larvé. Le gouvernement de Budapest refusant pourtant de participer à la « solution finale », l'Allemagne occupe la Hongrie en 1944 et déporte plus de 450 000 juifs hongrois : livrés à Eichmann, ils fourniront les derniers contingents à la machine d'extermination d'Auschwitz. Sortie du nazisme et du communisme, la Hongrie compte cependant, de nouveau, la communauté juive la plus nombreuse et la mieux intégrée d'Europe centrale.

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  • François Fejt est né le 31 août 1909 à Nagykanizsa, petite ville de la Hongrie occidentale. Communiste pour un temps, il passe onze mois en prison sous le régime de l'amiral Horthy, en 1932-1933. Devenu social-démocrate, il part en exil en 1938 afin d'échapper à un deuxième emprisonnement et se réfugie en France où il vit depuis. Il est naturalisé en 1955. Cet homme qui se définit comme un « sang-mêlé d'une grande famille multinationale » et un « centre européen » a eu l'avantage, comme Goethe, son modèle, de « voir un grand paysage de l'Histoire dans la longue durée ». Du communisme au nazisme qui a exterminé sa famille paternelle, de la Résistance aux métamorphoses de l'après-guerre en France, François Fejt évoque dans ce livre les grands drames du siècle et ne manque pas de noter que si les « prophètes » furent nombreux, rares furent les hommes qui surent prévoir notre avenir. Où va le temps qui passe ? révèle les multiples facettes de l'identité complexe d'un individu, de son oeuvre et de ses engagements comme historien, journaliste et pédagogue. D'un témoin qui n'a jamais cessé d'être notre contemporain. « Où qu'aille le temps qui passe, le monde dans lequel vivront mes petits-enfants ressemblera moins au monde que je quitterai que celui-ci ne ressemble au monde dans lequel je suis né et j'ai grandi. Il sera probablement plus dur... Un âge de fer plutôt qu'un âge d'or. Le viatique que je leur transmettrai sera le même que celui que m'ont transmis parents et grands-parents : confiance, en dépit de tout, dans le pouvoir de l'intelligence et dans l'amour du bien. »

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