• Requiem pour un empire défunt

    François Fejtö

    Parution : 12 Juin 2014 - Entrée pnb : 16 Avril 2016

    Le maître-livre pour comprendre le suicide de l'Europe

    Dans un style éblouissant, François Fejtö raconte et dissèque les causes de l'écroulement de l'Autriche-Hongrie, dont la disparition en 1918 a selon lui entraîné l'Europe centrale dans la longue nuit des totalitarismes nazi puis soviétique. Pour ce faire, le grand historien dresse une histoire à rebours des idées recues de la double-monarchie jusqu'en 1914 avant de s'attacher aux causes directes de la première Guerre Mondiale et au déroulement du conflit jusqu'à son terme. Conglomérat de peuples disparates, l'Empire avait su bâtir un modèle original et fédérateur, garant de l'équilibre européen à l'image de son empereur emblématique François-Joseph dont la figure tutélaire fut loué par des écrivains comme Joseph Roth ou Stefan Zweig.

    Sa désagrégation résulte de la volonté déterminée des Alliés,en particulier de Clemenceau, sous l'influence des exilés tchèques Masaryk et Benes. Elle ouvrit la boîte de Pandore des rivalités nationalistes au cœur de nouveaux Etats (Tchécoslovaquie et Yougoslavie notamment) édifiés par les vainqueurs sans tenir compte des aspirations des peuples. A l'Empire pacifique et arbitre succédaient des pays factices, minés par la question des nationalités que Wilson et Clemenceau avaient prétendu résoudre en mettant à bas L'Empire séculaire. Cette grande leçon d'histoire, qui se lit comme un roman, est présentée par Maurizio Serra, diplomate et historien italien, qui connaissait bien l'auteur avec lequel il avait réalisé un livre d'entretien.

    " Livre d'historien que ce Requiem pour un empire défunt, mais d'historien engagé. Livre d'érudit, mais aussi essai combatif, puisque à l'encontre de la thèse la plus courante, François Fejtö récuse le terme de désagrégation, qui implique que l'empire est mort de maladie, et lui préfère le mot de destruction, qui implique que l'empire a été assassiné. " (A Finkielkraut)

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Joseph II

    François Fejtö

    Parution : 7 Avril 2016 - Entrée pnb : 31 Août 2016

    Le portrait de celui qui fut par excellence le souverain des Lumières.
    Joseph II (1741-1790), roi de Hongrie, d'Autriche et des Romains à vingt-trois ans en 1764, élu empereur d'Allemagne l'année suivante, visite ses Etats, puis l'Italie, la Prusse, la Russie et surtout Paris en 1777. En compagnie de sa sœur Marie-Antoinette, il découvre la cour la plus brillante de l'époque. C'est là qu'il définit les principes de son action politique : le despotisme éclairé. Durant son règne, il abolit le servage et met en chantier une réforme fiscale. Il promulgue un édit de tolérance, instaure le mariage civil, cantonne l'autorité du pape au dogme, sécularise la moitié des couvents et assure aux juifs une paix religieuse et sociale. Menacé par la Prusse et l'Empire ottoman, il tient son empire par la force de sa poigne et le conduit, jusqu'à sa mort en 1790, à être le seul concurrent – pacifique – de la France, laissant un héritage riche et contrasté. Une biographie magistrale.

    30 prêts - 2190 jours
    30 streaming in-situ
    10 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • François Fejt donne ici les résultats d'une enquête qu'il a menée au cours des dernières années sur la situation des juifs en U.R.S.S. et dans les pays communistes. Cette enquête, conduite avec un parti pris d'objectivité et de lucidité remarquable, s'imposait d'autant plus que la vague d'antisémitisme qui déferle de nouveau sur l'Occident prête à un tel livre une actualité inattendue. Depuis la mort de Staline, le problème ne cesse de provoquer des débats passionnés. Les autorités communistes, quant à elles, prétendent qu'il s'agit d'un faux problème, puisque l'application du marxisme-léninisme doit apporter une solution définitive à la question des nationalités et que les constitutions en vigueur dans tous les pays communistes ont mis l'antisémitisme hors la loi. Le fait est qu'on a assisté, après la Révolution d'Octobre, à une renaissance de la culture juive en Union Soviétique et que de nombreux israélites se virent ouvrir les portes des plus hauts postes de l'État et de la vie économique. Pourtant les juifs soviétiques ont failli, à la fin du règne de Staline, être victimes d'une déportation massive et bien que, depuis 1953, leur sort se soit beaucoup amélioré, ils restent l'objet de discriminations de toutes sortes, se sentant même parfois menacés d'un antisémitisme populaire latent. Quelles sont les causes de ces contradictions ? C'est ce que François Fejt a tenté d'expliquer de manière originale, avec, à l'appui, les pièces les plus intéressantes du dossier qu'il a constitué à cet effet. Son but n'a pas été de dresser un réquisitoire : c'est au contraire par une analyse serrée qu'il a cherché à élucider le problème, en s'inspirant de la sociologie marxiste et des lois de développement de la société soviétique. L'antisémitisme des pays communistes apparaîtra, à travers cette étude, comme l'une des armes utilisées par les nouvelles élites contre l'ancienne intelligentsia, dans la lutte pour les postes dirigeants. Dans d'autres cas, ce sont certains clans qui s'en servent pour détourner le mécontentement populaire. En général, le malaise qui caractérise les rapports de l'État communiste avec les juifs vient du fait que ceux-ci sont porteurs de traditions et de déchirements millénaires qui les rendent particulièrement rebelles à se laisser emprisonner dans les schémas du marxisme. Aussi François Fejt estime-t-il que cette question ne saurait trouver de solution sans une libéralisation, une décontraction progressive du régime social soviétique.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Le conflit sino-soviétique, l'invasion de la Tchécoslovaquie et la condamnation de toute tentative d'instaurer un « socialisme à visage humain », ont créé - au sein du communisme mondial - des troubles graves. L'action des Chinois et des Castristes, rend encore plus difficile l'analyse de la situation et l'établissement des forces en présence. Le mérite de ce dictionnaire est de mettre précisément en lumière les difficultés que rencontre actuellement le communisme pour maintenir son unité, et de dresser la carte géographique de tous les partis communistes, et de tous les mouvements révolutionnaires (historique, effectifs, presse, bureau politique, pro-Chinois, pro-Castristes). Ainsi conçu, cet ouvrage est un instrument de travail et de référence, indispensable à tous ceux que concerne et passionne l'histoire politique du XXe siècle, toujours en train de se faire.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • Seul François Fejtö - en collaboration avec un jeune historien magyar Gyula Zeke - pouvait retracer d'une façon magistrale, mais aussi passionnante, et souvent émouvante, l'histoire millénaire des relations entre la Hongrie et « ses » Juifs. La Hongrie a offert à l'Europe un modèle d'intégration réussie : dans aucun autre pays la part des juifs dans l'industrie, dans les finances, dans le commerce n'a été aussi importante et aussi naturellement acceptée. Avant la chute de l'Empire, les Habsbourg, sur l'initiative du gouvernement hongrois, ont anobli 289 familles juives... Ce contrat séculaire ne survivra pas au démembrement de l'Empire austro-hongrois après 1918. Le régime nationaliste et autoritaire de Horthy se fit l'allié de l'Allemagne nazie, sur fond d'antisémitisme larvé. Le gouvernement de Budapest refusant pourtant de participer à la « solution finale », l'Allemagne occupe la Hongrie en 1944 et déporte plus de 450 000 juifs hongrois : livrés à Eichmann, ils fourniront les derniers contingents à la machine d'extermination d'Auschwitz. Sortie du nazisme et du communisme, la Hongrie compte cependant, de nouveau, la communauté juive la plus nombreuse et la mieux intégrée d'Europe centrale.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • François Fejtö est né le 31 août 1909 à Nagykanizsa, petite ville de la Hongrie occidentale. Communiste pour un temps, il passe onze mois en prison sous le régime de l'amiral Horthy, en 1932-1933. Devenu social-démocrate, il part en exil en 1938 afin d'échapper à un deuxième emprisonnement et se réfugie en France où il vit depuis. Il est naturalisé en 1955. Cet homme qui se définit comme un « sang-mêlé d'une grande famille multinationale » et un « centre européen » a eu l'avantage, comme Goethe, son modèle, de « voir un grand paysage de l'Histoire dans la longue durée ». Du communisme au nazisme qui a exterminé sa famille paternelle, de la Résistance aux métamorphoses de l'après-guerre en France, François Fejtö évoque dans ce livre les grands drames du siècle et ne manque pas de noter que si les « prophètes » furent nombreux, rares furent les hommes qui surent prévoir notre avenir. Où va le temps qui passe ? révèle les multiples facettes de l'identité complexe d'un individu, de son oeuvre et de ses engagements comme historien, journaliste et pédagogue. D'un témoin qui n'a jamais cessé d'être notre contemporain. « Où qu'aille le temps qui passe, le monde dans lequel vivront mes petits-enfants ressemblera moins au monde que je quitterai que celui-ci ne ressemble au monde dans lequel je suis né et j'ai grandi. Il sera probablement plus dur... Un âge de fer plutôt qu'un âge d'or. Le viatique que je leur transmettrai sera le même que celui que m'ont transmis parents et grands-parents : confiance, en dépit de tout, dans le pouvoir de l'intelligence et dans l'amour du bien. »

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
  • La social democratie quand meme

    François Fejtö

    Parution : 13 Décembre 2017 - Entrée pnb : 11 Mars 2018

    Qu'est-ce que la social-démocratie aujourd'hui ? Une impasse ou une voie d'avenir pour les pays développés ou en voie de développement ? Les sociaux-démocrates ont, sur d'autres variétés socialistes ou eurocommunistes à la mode, l'avantage redoutable d'exister. On peut en effet les juger non seulement sur des principes et des promesses, mais sur des réalisations, des succès et des échecs concrets : dans les pays scandinaves, en Suède notamment, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Autriche. Liés organiquement aux syndicats ouvriers, ils ont depuis plus de trente ans assuré le plein-emploi, accru le pouvoir d'achat, concilié les libertés et la justice sociale, sans détruire le capitalisme, mais en profitant de sa vitalité. Depuis 1973, la crise les frappe durement : leur défaite en Suède et en Angleterre en témoigne. Assistons-nous au commencement de la fin de la social-démocratie, minée par le ralentissement de la croissance, dépassée par les tendances à la bureaucratisation et au nivellement qu'elle a nourries ? Les sociaux-démocrates parviendront-ils au contraire à protéger et même à développer l'essentiel de leur oeuvre : "l'État-providence", en trouvant une source de renouveau et d'enrichissement dans le courant autogestionnaire hérité du mouvement de 1968 ? S'il est encore trop tôt pour répondre à ces questions décisives, aux yeux de François Fejt une conclusion paraît pourtant s'imposer : de tous les régimes connus, la social-démocratie est peut-être le plus mauvais, mais tous les autres sont pires.

    30 prêts - 3650 jours
    9999 streaming in-situ
    30 Prêt(s) simultané(s)
    LCP
    Adobe
empty