• La traversée

    Jérémy Liron

    Parution : 5 Décembre 2012 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Un récit en caméra subjective. "Sans dialogue, aux contours flous", dit Jérémy Liron. Un condensé d'impressions, mais que peu à peu les haltes, les paysages structurent, et qui laisse affleurer avec d'autant plus de présence les trois personnages, l'histoire d'amour qui surgit prégnante, avec les trajets et voyages, avec les messages qu'on efface du portable, et la mémoire de tous les films qu'on a vus.
    Artiste plasticien, Jérémy Liron travaille souvent au plus près du réel urbain, via un matériau photographique repris ensuite dans des peintures à l'huile où cette notion de présence, dans la ville ordinaire, passe avant tout le reste - voir son site lironjeremy.com et son blog les pasperdus.blogspot.fr - c'est un peu de cette façon qu'il nous embarque dans ce récit, roman dense et bref où le décalage d'un prénom suffit à faire basculer tous les repères.
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  • L´Évidence feuilletée d´un monde

    Jérémy Liron; Armand Dupuy

    Parution : 28 Février 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Qu'est-ce qui précède la toile : le regard de l'artiste, ou le mouvement du monde vers lui ? À l'invitation du Lab-Labanque de Béthune, Jérémy Liron a exposé la suite de son projet Landscape(s) au premier étage des appartements de l'ancienne Banque de France. Armand Dupuy a écrit ensuite depuis ce travail le texte du catalogue - repris et édité ici par Publie.net.Au lieu de poursuivre la série entamée, le peintre a répondu à l'appel du Centre d'Art en déplaçant la question de ces toiles vers ce qui les produit et les happe. Jérémy Liron vit et travaille à Lyon ; pour rejoindre Béthune où installer les tableaux, c'est près de 700 km de train. Alors, du défilement du réel au-dehors et de ce mouvement vers le lieu de l'exposition, le peintre s'est emparé pour en faire précisément le matériau du projet.Photographies et notes de la traversée nourrissent le travail et c'est naturellement qu'on les retrouvait dans l'exposition, moins pour l'illustrer que pour retourner la question : si le monde avait précédé les tableaux, son écriture leur fait face en retour et dialogue avec eux.Généalogies multiples du tableau : origine et fin du regard qui travaille le réel depuis la question qu'on lui adresse en chemin, et dont l'adresse devient le geste même du peintre, qui écrit : « Qu'est-ce qu'on emporte de soi à regarder la route ? Et qu'est-ce qu'on y laisse ? Le réel est un cadre qui déborde sans cesse. »Le texte rédigé par Armand Dupuy voudrait dresser ici avec précision les territoires de ce travail où le paysage habite dans une façade qu'inlassablement le peintre interroge. La route qu'emprunte l'artiste pour aller vers la toile est celle qui traverse le monde - cette expérience littérale fonde la démarche, et questionne profondément le sens de ce geste : dévisager le réel.

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  • La Mancha

    Jérémy Liron; Arnaud Maisetti

    Parution : 12 Avril 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Il y a quelques mois, nous publions à peu près simultanément Le livre, l'immeuble, le tableau de Jérémy Liron, journal de travail d'un jeune plasticien, et le premier noyau d'Anticipations d'Arnaud Maïsetti, oeuvre qui se complète et se développe en ligne (les lecteurs qui la téléchargent sont automatiquement prévenus des mises à jour.Présentant dans la galerie qui propose son travail une lecture à voix haute de son texte, Jérémy Liron l'accompagne d'un film. La ville, expérience noir et blanc, repères, déformations, stéréotypes et brouillages.Arnaud Maïsetti transmet alors à Jérémy Liron une suite de notes, issues de son rapport à Deleuze, Rimbaud, Koltès. Comment interroger le regard, le cadre, les cinétiques ?Leur collaboration a donc commencé sous les auspices de cette première publication sur notre site.Les Lillois connaissent bien Dimitri Vazemsky, et sa maison d'édition Nuit myrtide, travail ouvert en permanence au défrichage, aux expérimentations et nouvelles formes : il vient de publier La Mancha, 48 pages, format carré 155 x 155, croisant les photogrammes de Jérémy Liron et le texte d'Arnaud Maïsetti.Pour 10 euros, vous vous procurerez l'édition papier du livre, via son site.Sur publie.net, nous vous proposons l'édition numérique exclusivement, mais augmentée des notes préparatoires d'Arnaud Maïsetti. Mais quiconque nous enverra petite preuve matérielle de l'achat du livre se la verra délivrer gratuitement.J'ajoute que la démarche de Liron comme celle de Maïsetti recoupent mes chantiers personnels, là où je les considère des plus importants : la ville, la représentation, le mouvement, l'image. Il est troublant pour moi de voir ces chantiers maintenant relayés, développés. Ce texte est important, le dialogue qui s'instaure entre les deux démarches est vital : soutenez-les.FB

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  • Le livre l´immeuble le tableau

    Jérémy Liron

    Parution : 8 Janvier 2009 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Pendant 2 ans, de 2003 à 2005, j'ai eu le privilège de proposer, à l'Ecole des Beaux Arts de Paris, l'UV littérature. En complément, pas mal de temps passé avec les étudiants, y compris pour les faire écrire. Toujours malheureux d'ailleurs que la direction de l'école n'ait pas compris l'urgence et le besoin de cette démarche : rien que pour cela, lire Jérémy Liron donne le chemin de crête.J.L. n'a pas assisté à ces 2 ans d'atelier en petit groupe, et plusieurs sont devenus des amis, des travaux qui me sont proches, ou dont je suis à distance le chemin. Si j'ai littéralement percuté dans la peinture de Jérémy Liron, c'est probablement à cause d'un seul mot, la notion de présence.Une présence évidemment liée à la ville, et évidemment tissée à même le quotidien. Un banal bâtiment de trois étages en béton, un carrefour de périphérie et voilà. Mais sans qu'on sache. A l'arrangement des signes, aux géométries.Hopper nous a appris à venir là. Mais il y a tant de démarches qui recommencent Hopper, avec les yeux tout ronds devant le moindre pignon d'immeuble. Le risque que prenait Jérémy Liron, c'était de s'en prendre à cette peau même, là où plus rien ne peut conférer ce signe minimum, qui organise par exemple la toile chez Hopper.La démarche de Jérémy n'est pas isolée. J'ai connu un Julien qui s'en allait dessiner en banlieue les différentes faces des carrefours et ronds-points, ou la totalité de leurs détails, que ses dessins ne recomposaient pas. Ou Nicolas Dion explorant avec photo et dessin le point exact où, vers Roissy, se dissolvait à son avis la ville. Ou Assaf Gruber, l'Israélien, cherchant à Tel Aviv, Berlin et New York le même arrangement simple de ciment, nous forçant à nous écarter de l'espace comme singularité.Et pas plus que nous autres, côté plume, ne pouvons nous dispenser de l'image pour documenter le réel, eux ne peuvent se dispenser d'une pratique intentionnelle de la langue. Et ils l'agrandissent, cette langue, par leur précision de regard sur le réel, et leur techné dans la construction de ses représentations (je repense à l'instant à celui qui, pour son diplôme de fin d'étude, avait repris l'idée de Koltès d'un lieu clos suffisamment grand pour tenir l'humanité tout entière : gigantesque stade modèle réduit avec 6 milliards de places répertoriées).Pour Jérémy Liron, il y deux autres dimensions.La première tient à ce que, son diplôme acquis, il a voulu s'accrocher à sa discipline : ça semble facile, quand on se souvient des ateliers de peintre au 19ème siècle. La peinture exige qu'on s'y consacre en entier. Il y a l'équivalent pour l'écriture, d'ailleurs, et pour cela que je suis un peu interloqué de voir que les nouveaux arrivants dans la littérature, si souvent, désormais, gardent leur métier d'origine. Mais les locataires des immeubles que peint Jérémy ne lui achèteraient pas ses toiles, comme Hopper vendait aux bourgeois le tableau de leur villa. Alors, depuis 3 ans, le voilà itinérant, de Valenciennes à Montluçon. Logé précairement, avec des ateliers jeunes publics, il a bénéficié de plusieurs résidences : gloire et honneur à ces villes qui les accueillent, ces jeunes plasticiens, avec 500 euros par mois, une liste d'interventions scolaires et un deux pièces avec Butagaz.La seconde tient à Internet. D'expo en expo, il grimpe, Liron, même si c'est aussi rude que les hivers à Montluçon. Mais, d'une expo à l'autre, c'est par le blog qu'on le suit au travers des jours. Le blog, c'est de l'écriture : et, le langage mis en réflexion du monde, ça s'appelle littérature.Qu'est-ce que la littérature version Jérémy Liron ? Je ne sais pas. Ce que je vois, c'est le combat d'un regard et du réel. Et que là, dans cette tension, viennent les livres, viennent les mots.Il y a assez, dans les 21 pages ci-dessus, pour que vous découvriez ce qui se joue dans ce journal. Si vous voulez lui mettre un mot, passez par son blog. Cette section de son journal fait 42 pages : on la télécharge pour le prix d'un café au comptoir. Offrez-le lui, ce café ? Un petit geste fraternel, ça ne fait pas de mal, dans les temps qui courent. Si j'ai proposé en lecture libre la presque moitié du texte, c'est pour la phrase qui conclut la page 21.Pour découvrir le travail de Jérémy Liron : Les pas perdus, blog.Ou dans les pages invités de tiers livre, avec images. Et mise en ligne simultanée avec ce texte, un autre ensemble du même journal Les pas perdus 2007.Et si c'était là, chez eux, que la littérature se réinventait ?Et si la leçon, c'était d'y lire le réel comme fiction - ou bien, que là était la fiction d'aujourd'hui : dans l'expérience même du réel, et ce qu'elle convoque d'imaginaire, ou bien là où elle nous renvoie...FB

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  • Chaque oeuvre cherche après ce qui la fonde

    Jérémy Liron; Philippe Agostini

    Parution : 31 Août 2010 - Entrée pnb : 9 Décembre 2015

    Le huitième ouvrage de la collection portfolio (en un an d'existence) présente quelques aspects du travail du peintre Philippe Agostini : des toiles, en atelier ou en exposition, et un texte de Jérémy Liron qui les mettent en perspective. Si les tableaux parlent pour eux-mêmes, possèdent une évidence qui échappe autant à la figuration qu'à leur description, l'échange qui se noue entre J. Liron et les oeuvres de P. Agostini tient autant d'une interrogation sur la nature de ce travail que d'une relation à elle, relation critique et, faut-il le dire, affective.C'est qu'il s'agit ici de deux peintres, et que le regard porté par Liron est nécessairement celui d'un artiste plongé aussi dans ce travail avec/contre la matière, la ligne, la figure - de là le frottement de deux regards (l'un regardant, l'autre regardé : mais selon quel point de vue ?) qui font fonctionner la peinture comme pratique, et non pas seulement comme objet clos, discipline définitivement énoncée par ceux qui se prétendent seuls dépositaires de son histoire.Ainsi le texte, travaillant de l'intérieur la question posée aux toiles (ou élaborée par elles), dépasse-t-il de loin le strict cadre qu'il se donne au début pour traverser, à travers Agostini, un questionnement plus global sur la nature du geste pictural : c'est alors toute une puissance du signe peint qui se donne lire - une tentative de généalogie sans origine de la figure, en tout cas, sans origine déterminée, puisant dans l'origine mouvante, archétypale, immanente, tout un foisonnement de lignes surgies pour celui-là même qui les composent. Ce qui se dessine deviendrait à la fois une confluence entre jonction des origines et appel à l'inconnu au-devant de soi : sujet plié dans la matière qu'il constitue, qui le constitue.Si Jérémy Liron appelle à lui la pensée, décisive sur ces questions, de Deleuze, c'est à Michaux qu'on pense aussi - cette épaisseur de signes indéchiffrables dont on se met en quête et qu'on ne fait que prolonger, vie dans les plis.Jérémy Liron, au centre de son texte, rencontre la figure du noeud pour rejoindre les toiles de Philippe Agostini : le noeud comme notion propice à nommer ce qui se joue dans le rapport à la toile et au monde qu'elle envisage - et à notre tour, lecteur, de considérer le noeud de cette relation, de se placer dans ce noeud-là du livre, entre une écriture et un geste, celui de nommer et celui de peindre, sans que l'un ne préexiste à l'autre.Arnaud Maïsetti

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