Littérature générale

  • Nous sommes la France

    Natacha Polony

    • Plon
    Parution : 22 Octobre 2015 - Entrée pnb : 30 Avril 2016

    Après les attentats de janvier 2015, 4 millions de Français ont défilé sous le slogan " Nous sommes la France ". Mais qui sont ce " nous " et cette France ? Il est essentiel d'affirmer ce qui nous rassemble, au-delà des diversités, à travers la France et la République, pour ne pas voir les fractures se creuser et les plaies s'infecter.
    " Plus rien ne sera comme avant. C'est ce qu'ont proclamé des politiques, des journalistes... Et puis, certains se sont employés à réinterpréter les événements en désignant les coupables et les complices, à contrôler les mots qu'il convenait de prononcer et ceux qu'il fallait bannir. Pourquoi une telle puissance de déni ? Parce qu'il s'agissait d'éviter à tout prix de poser la question cruciale : si 4 millions de Français ont pu descendre dans la rue, proclamant derrière le slogan "je suis Charlie" (réduit par la suite et jusqu'à l'absurde à l'expression simpliste d'une injonction à l'émotion) un immense "nous sommes la France", encore faut-il se demander qui est ce nous et ce qu'est la France. De ne pas poser cette question, nous nous condamnerons à voir se creuser les fractures et s'infecter les plaies. De ne pas proposer à tous les jeunes Français, d'où qu'ils viennent, l'adhésion à une identité nationale qui leur raconte autre chose qu'un vague catéchisme mâtiné de développement durable et de droits de l'homme pour habiller d'idéal le consumérisme et le spectacle, nous nous préparons le pire des cauchemars : un pays fragmenté, rongé par les haines et les sécessions.

    Alors, saisissons cette occasion que nous offre le drame et affirmons ce qui nous rassemble, au delà des diversités, à travers la France et la République. " Natacha Polony

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  • Nos enfants gaches

    Natacha Polony

    Parution : 16 Mars 2005 - Entrée pnb : 7 Décembre 2015

    Il existe aujourd'hui une fracture grandissante dans la société française, encore peu visible mais très profonde : alors que l'époque vénère la jeunesse et ses « valeurs », toute une frange de la population pressent, sans oser le formuler, que les jeunes souffrent de lacunes graves. Les outils de transmission ont été détruits à tous les niveaux : école, langue, références morales et culturelles. Fait parmi d'autres, pour la première fois en 1999, un rapport officiel reconnaissait que plus de 15% des élèves entrent en sixième sans savoir lire. Mais la décrépitude du système scolaire n'est qu'un des aspects de cette crise qui touche de plus en plus les classes moyennes et les élites proclamées. Les conséquences seront bientôt visibles.
    /> Est-il réactionnaire de soulever ce problème, de tenter de comprendre ce qu'il révèle ? La question dépasse le clivage gauche/droite, auquel on superpose l'affrontement traditionnalistes-modernistes. D'un côté, un discours lénifiant, de l'autre, l'invocation incantatoire de l'autorité des maîtres et des « bonnes vieilles méthodes », sans la moindre réflexion sur les conditions de cette autorité et le contenu du savoir à transmettre.
    Pourtant, c'est le destin de la société entière qui est en jeu : d'un point de vue utilitariste, cette fracture hypothèque d'abord le tissu économique. Et puis, la conception française de la démocratie repose sur l'idée d'un peuple éclairé, seul garant contre la démagogie et la tyrannie. Mais dans une société qui cultive la haine du passé, et encourage les bons consommateurs à oublier le poids des traditions, qu'advient-il de la « culture commune » ? Par idéologie, par indifférence et par soumission au cours des choses, nous mettons l'avenir en danger.

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