FeniXX réédition numérique (Le dé bleu)

  • Pekin shangai

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    Parution : 31 Décembre 1999 - Entrée pnb : 9 Juin 2016

    L'ouvrage aborde les deux courants littéraires des écoles de Pékin et de Shanghai sous des angles divers : histoire, philosophie et esthétique. Outre une étude synthétique et un dossier consacré à la polémique qui opposa les deux écoles, sont rassemblées des contributions sur l'ancêtre de l'école de Pékin, sur la revue $$Xiandai$$, sur les rapports entre l'école de Pékin et la modernité...

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  • Notre choix s'est délibérément porté sur les poèmes de François de Cornière. Mais l'oeuvre en prose de l'auteur de Boulevard de l'océan, En principe, La terre ronde ou La surface de réparation participe d'une même démarche. D'un même parcours. La présente anthologie regroupe des extraits de quatre livres de François de Cornière : C'est à cause du titre (1981), Tout doit disparaître (1984), Tout cela (1992), Des cailloux qui flottent (1996). Elle est complétée par vingt-cinq poèmes écrits entre 1992 et 1996, jusqu'alors inédits. C'est un survol de vingt ans de poésie que propose ce recueil.

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  • Mélodie des petits riens

    Annelyse Simao

    Parution : 1 Janvier 1999 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Sortir tous les mots durs qui squattent l'estomac, occupent les viscères, bloquent les artères. Où êtes-vous planqués souvenirs de l'enfance croisés sur tant de pages, légère insouciance magique ensorcelée par l'ondine des rêves... Ma mémoire est accrochée sur des cris des claques. Des larmes, des douleurs, des peurs et des colères. D'un geste franc, les balancer par les fenêtres : qu'ils tombent, s'écrasent, se brisent sur le coup ! Et qu'enfin, ils me lâchent pour se taire à tous. Afin que la mémoire, heureuse se libère. Annelyse Simao

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  • L'été calme bleu

    Philippe Longchamp

    Parution : 1 Janvier 1999 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Que, Merveille, l'amante soit promenée dans sa besace par un voyageur et saluée par lui à chaque étape, chaque jour, pendant tout un mois d'août ; qu'un autre mois d'août, ce voyageur invente chaque jour un personnage et raconte en quatre vers sa vie comme pour remplacer les saints du calendrier ; que le mois d'août suivant, il tire chaque jour le portrait d'une personne qu'il rencontre, un inconnu de passage ou un proche, il s'agit toujours de la même chose : vérifier si on peut encore faire du neuf, de l'écriture contemporaine adressée à des lecteurs d'aujourd'hui, en usant de formes, vers rimés ou non, pas si obsolètes que d'aucuns semblent l'affirmer.

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  • La poésie n'a pas besoin de préface. Pas besoin de poteaux indicateurs et encore moins de « mode d'emploi ». Les chemins de la poésie - comme les chemins que j'aime - ne sont pas goudronnés, aménagés ou fléchés. C'est toi qui le dis : « Ils ne sont pas beaux les hauts murs qui marquent de leurs intentions raides le cours du temps comme des stigmates au bout des espérances. » Je préfère donc ne pas construire un (petit) mur de préface devant ton horizon. Ceux qui veulent le voir n'ont pas besoin de cela : les « yeux du coeur » suffisent. Pour te lire. François de Cornière

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  • Une chouette dans les pommes

    Jacqueline Astegiano

    Parution : 1 Janvier 1998 - Entrée pnb : 2 Décembre 2015

    Petits poèmes pour les enfants et pour les adultes.

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  • Raison garder

    Jean-Claude Martin

    Parution : 1 Janvier 1998 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Il y a tant de jolies choses dans le ciel que j'ai longtemps cru être sauvé rien qu'en levant la tête : la ronde des oiseaux, la caravane des nuages, le carré d'azur entre deux immeubles, le salut des avions... Bien sûr, le ciel sur la plaine ou le ciel par la vitre ont ma préférence : infini, espérance. Cela dit, mésanges, ne m'y emportez pas trop tôt : j'ai toujours craint de voir les rêves de trop près ! Jean-Claude Martin

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  • Dans l'écriture de Bernard Bretonnière, née du rapport le plus intime aux événements et aux sensations, le je ne parle pas pour déposséder l'autre de sa vie, pour lui voler sa place : son désir, à l'inverse, est de l'y rejoindre, consolant, en nommant la part commune de nos destins. Depuis les douleurs des deuils jusqu'aux grâces de l'amour, pointant les enchantements des plus petits instants, ces poèmes préfèrent toujours dégager en touche de la poésie-poésie pour rejoindre le camp de la vie ; ainsi s'inscrivent-ils comme les jalons, tremblés et désordonnés - puisque rien n'est jamais gagné -, d'une « marche inapaisée vers la paix » au cours de laquelle l'homme va apprendre, jour après jour, la patience.

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  • Le coeur anterieur

    Luce Guibaud

    Parution : 31 Décembre 1997 - Entrée pnb : 27 Janvier 2017

    Ces poèmes et courtes proses (écrit pendant une période difficile où l'auteur subissait un traitement anti-cancéreux) travaillent la chair à vif, disent éperdument le désir ardent de vivre. L'amour est en quelque sorte revisité, et mesuré à l'aune de la mort qui n'est plus anonyme.

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  • Au plus pres

    Roger Lahu

    Parution : 1 Janvier 1997 - Entrée pnb : 20 Avril 2016

    « Mais c'est quoi au juste la poésie ? » Ici c'est le conte des jours ordinaires, l'éloge des mille et une joies, l'héroïsme journalier... Dans la ligne de ceux qui comptent/content les plaisirs et les peines familiers, les émerveillements de l'activité domestique, la gloire et le tombeau des délectations minimes, le petit écho des faits divers, la reconnaissance des faits vivants... Tels agissent en France actuellement, Georges Louis Godeau, Pierre Autin Grenier, Jean Pierre Georges, Jean Pascal Dubost, François de Cornière, et bien d'autres sensibles à l'usuel, piétons du quotidien. « Mais c'est quoi... la poésie ? » Être au point d'équilibre. À l'extrême. À l'affût permanent. De l'immédiat (irremplaçable) qui disparaît par chutes comme par évaporations (définitivement). « Face à ce qui se dérobe... » disait Michaux. En retenir quelques bribes. Louanger l'intense quotidien. « Mais c'est quoi... ? » C'est être Au plus près. Un premier recueil qui s'affirme un coup de maître ès poésie. Daniel Biga

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  • L'Ombre portée du marcheur

    Bruno Berchoud

    Parution : 1 Janvier 1997 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Dans les poèmes de Bruno Berchoud, l'émotion, que banaliserait la nomination directe, est approchée comme par ricochet sur les choses, ce qui sauve à la fois son originalité et sa pudeur : le soudain silence des truelles dans le village nous apprend le passage d'une fille, un ballon abandonné sur la chaussée l'accident d'un enfant, « l'usure sur la rampe, ou la pliure dans le livre » rappellent la mort du père. « Connaître le chemin, dit ailleurs le poète, c'est retrouver la même pierre » Le poète s'en tient à ce qu'il a vu, mais il le dit en faisant de tel détail le signe de l'événement, en agençant les éléments de sa vision d'une manière telle qu'il l'élève dans une lumière neuve, irrécusable. Ainsi la poésie devient-elle, selon le mot de Reverdy, « un four à brûler le réel ». Jean-Pierre Lemaire

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  • Ce qui compte, c'est la parole du poète, et l'effet produit sur nous. « Peut-on écrire à partir d'une chaise, du simple fait d'ouvrir une porte. d'allumer un feu, de regarder le vieil évier d'où s'écoulent plus d'étoiles et de nuit que d'eau ? » demande l'auteur dès les premières lignes de son texte. La réponse est : « Oui ». D'autres l'ont fait à leur manière : Cadou, Ponge, Guillevic, Follain... Livres d'heures éblouies, regard sur un pays lumineux, « histoire profonde du réel », le recueil de Christian Viguié a cette vibration singulière à laquelle on reconnaît la poésie. Jean Orizet

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  • L'OEil du guetteur

    Michel Valprémy

    Parution : 1 Janvier 1996 - Entrée pnb : 20 Avril 2016

    De la poésie, L'oeil du guetteur ne retient que ce qu'elle a d'essentiel : le dépeçage joyeux et méthodique des limites de la langue et de ses créatures confites dans les clichés de la mémoire. Si bien que, une fois revivifiée dans le fabuleux de l'écriture, la langue derechef flambe très haut, esquisse des bruissements proprement inouïs, ose légiférer vers de nouvelles frontières : la poésie reconquiert sa fonction première d'insoumission aux archétypes paresseusement (lâchement ?) partagés, elle dérange les habitudes du consommateur de mots. Les courtes proses, à la musique intérieure violemment rythmée, de Michel Valprémy sont autant de compositions « plastiques » qui démultiplient les approches de la lecture, pour autant que le lecteur veuille bien varier les distances d'observation comme on le fait pour les toiles d'un peintre. Bref ! Non seulement, ça bouge dans le texte, mais ça fait bouger autour du texte. Est ce bien nécessaire de se demander encore (et vainement) si c'est de la poésie ?

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  • Rivages

    Georges Rose

    Parution : 1 Janvier 1996 - Entrée pnb : 20 Avril 2016

    Ce livre s'est vu décerner, sur manuscrit, le Prix de Poésie de la Ville d'Angers. Georges Jean, président du Jury, écrit dans la Préface : « Une des originalités de Rivages me semble précisément provenir d'une subtile ambiguïté qui mêle dans l'opacité du poème, l'univers extérieur et la nature et l'intimité de l'être, de celui qui a la parole pour tenter de rejoindre ce qu'il voit et ce qu'il est. Et ceci dans une forme qui se signale par sa densité, son absence presque totale de l'emphase lyrique qui encombre tant de recueils poétiques ou qui s'annoncent tels. En quelques mots, avec des rythmes comme enfouis, paradoxalement, le silence parle ; comme en ce court poème : L'herbe de mars/traverse le monde/sans parler. »

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  • On verra bien

    Georges Louis Godeau

    Parution : 1 Janvier 1995 - Entrée pnb : 21 Juillet 2016

    Vous ne l'attendiez peut-être pas : le Godeau nouveau est arrivé ! Ouvrez « On verra bien, vous verrez ! ». Vous m'en direz des nouvelles. De ses dernières bonnes nouvelles, certes gagnées sur la nuit, et qui tiennent en quelques traits sur une moitié de carte postale. Oui, vous verrez du pays dans ses petits voyages désorganisés depuis l'Amazonie de poche de son marais poitevin, mais pas comme un méchant touriste en Norvège. Vous verrez le seul pays qui vaille, en fait, celui des visages. Oui, vous verrez bien encore quelques êtres humains : vous y rencontrerez des hommes illustres, non pas les grands de ce monde, mais ceux que l'on dit obscurs, ceux du peuple ordinaire et qui portent, loin de toute littérature, une lumière au fond de l'oeil : vous verrez, vous aimerez le visage d'Ulysse, ce routier entraperçu sur l'autoroute, moderne errant chérubinique... Celui de Pénélope, vieille femme veuve qui attend, entre les somnifères et son quotidien, la bonne nouvelle... Certains même vous en feront voir de toutes les couleurs : un vrai roman, celui de l'Écossaise tombée d'un arc-en-ciel, à vous donner la chair de poule, la poésie étant finalement une affaire de peau : être bien hors de sa peau ! Comme l'ami de toujours, Georges Mounin qui donnait des framboises à ses petits voisins (ah ! l'esprit d'enfance...) au travers du grillage : c'est sans doute cela la poésie, ce simple geste d'une main tendue, sans mièvrerie, dans la solitude du monde. D'où ces improbables syncopes, ces nombreux breaks dans les poèmes de Godeau, ce « fais voir » qui se pointe de temps à autre, quand on l'attend le moins. En vérité, tout un art du lancer et de la chute : au bout du son, au bout de la ligne plombée (à rompre) par la gravité de la vie, happée par le petit hameçon de la dérision, l'illumination comme un poisson d'avril. Oui, c'est comme ça, la pêche miraculeuse. Les poèmes sont là à courir dans les rues, dans les fossés, en liberté. Suffit de se pencher pour attraper la lune. Lisez, vous verrez bien, après tout ! Yves Leclair

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  • Le for intérieur

    Colette Nys-Mazure

    Parution : 1 Janvier 1995 - Entrée pnb : 21 Juillet 2016

    Une femme occupée à tailler une large tranche de poésie dans le pain tout chaud des jours.

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  • Un ciel trop grand

    Jean-Claude Martin

    Parution : 31 Décembre 1994 - Entrée pnb : 27 Janvier 2017

    À quarante-sept ans, écrire encore des poèmes ! Seigneur, quelque chose n'a pas dû fonctionner correctement dans mon cerveau ! Qu'est-ce qui te manque ? Tant de choses ! qu'en dresser la liste par avance m'apitoie ! Même ce monde injuste et fou ne me rend pas heureux. - Est-ce une raison pour noircir tout ce papier ? Solliciter ton éditeur ? Importuner deux, trois lecteurs ? Ce monde, qu'as-tu fait pour le changer ? Jean-Claude Martin.

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  • Frontières

    Emmanuelle Le Cam

    Parution : 1 Janvier 1994 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Ces Frontières sont multiples et ouvertes en permanence. À une géographie familière d'abord : l'océan, le port, le phare, les pêcheurs, la ville bleue avec « ses maisons vaniteuses où meurt le siècle », la Bretagne du sud, du côté de Vannes et de Lorient. Ouvertes surtout au cadastre amoureux : corps désirant et coeur battant fort. Ouvertes enfin à toutes les aventures de l'écriture : « faites/entrer vos langues/au coeur du souffle ». Emmanuelle Le Cam sait ce qu'elle est, c'est-à-dire ce qu'elle doit aux autres - tous « ces écrivains que l'on ramène chez soi » - et comment elle s'inscrit dans l'histoire contemporaine de la poésie. Ce livre fait preuve d'une singulière maîtrise et d'une étonnante maturité, qualités fort rares chez d'aussi jeunes auteurs.

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  • Tout est cendre

    Prat

    Parution : 1 Janvier 1994 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Nous ne saurons jamais ce qui s'est passé - l'or de ce visage qui vient de traverser le miroir et qui a tout emporté sur son passage - pourquoi nous ne savons plus lire ce qu'a écrit le vent entre les herbes et la danse triste des nuages ; et pourquoi quelqu'un pleure, sa main crispée aux rideaux, et nous n'y pouvons rien ; et toutes les secondes qui se précipitent les unes derrière les autres (elles ont toutes quelque chose à dire !) ; et comment toutes nos pensées telles des graines aveugles s'en vont tournoyer en haut des dunes - Comme tout est silencieux ! et vides, la nuit, les jours, comme la pierre que nous soulevons, vide, la poignée de pétales que nous respirons ;

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  • Journées

    Pajot

    Parution : 31 Décembre 1993 - Entrée pnb : 27 Janvier 2017

    Faire le tour de lui-même en 80 journées, tel était le projet de Gilles Pajot. La mort, déjà tellement à l'oeuvre dans le livre, aura interrompu ce travail à 75. Les « Journées » ne sont pas un journal et l'anecdote a peu de place dans ces pages. Il s'agit d'un temps construit, réfléchi, repris. Moments d'être, plus que faits d'existence. À partir d'un événement souvent minime, d'une pensée en apparence incongrue, se met en marche un minutieux processus d'analyse, disséquant la comédie de vivre, les faux-semblants dont tout comportement « normal » s'accompagne. Un sentiment d'étrangeté imprègne ces pages, celui d'un être décalé, toujours prêt à se dissoudre, à disparaître, englouti en lui-même. L'écriture constitue l'antidote de cette noyade intime : « Pour tenir j'ai d'abord et avant tout besoin de mots. Là où je compose une phrase. Là commence à se recomposer mon corps » (33e journée). Textes souvent vertigineux que ces « Journées » écrites au bord de l'abîme par un écrivain au sommet de son art. Un livre fort, dur, juste, la voix d'un homme blessé, d'un écrivain comme il en est peu, dont l'oeuvre saura trouver ses lecteurs. Christian Bulting

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  • Minuits partagés

    Robert Piccamiglio

    Parution : 1 Janvier 1993 - Entrée pnb : 17 Décembre 2015

    La poésie de Robert Piccamiglio s'installe discrètement entre l'errance et la rencontre. Errance dans un quotidien urbain qui n'a rien de mythique : l'écriture est alors descriptive, rapide, précise sans exhaustivité maniaque - l'auteur a lu les écrivains nord-américains. Rencontre avec l'autre privilégié sans qui rien ne peut vraiment advenir, la femme, unique et plurielle : ici, l'écriture se fait cérémonial amoureux sans vaine grandiloquence, au service d'une sensualité certes vive, mais non sans une certaine nonchalance. Dans la poésie de Robert Piccamiglio, les mots volent au ras des choses de la vie (usine, football, théâtre, terrasses de café, gare, chambre d'hôtel...), le poème est une envolée simple, fluide, agile. Et qui laisse agir durablement l'émotion.

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  • Jamais bien loin

    Dubois J-F.

    Parution : 1 Janvier 1993 - Entrée pnb : 26 Mai 2016

    Il dit « L'amour du pays mène au pays de l'amour » et s'applique à la géographie. Le dessin minutieux de ses pas nous porte sur les traces sûres de noms anciens. Des lignes obliques claires pour l'ascension, « la rivière en contrebas coulant comme la vie autour des morts ». Dans le portrait précis des objets « le diable pour les sacs s'appuyait au pilier de bois » et l'on n'y voyait pas malice si c'étaient là des muscles à soulager. Voilà qu'il pourrait montrer les cornes et nous dérouter : Éros-Thanatos entrebâillant une porte sur des visions felliniennes où l'impudicité est à son comble « s'il est vrai (Georges Bataille : Les larmes d'Éros) qu'essentiellement diabolique signifie la coïncidence de la mort et de l'érotisme ». Pas l'érotisme libertin pour « l'éperdu d'azur » au « corps d'adolescent éternel » dont l'acuité du regard fiche la monstruosité en tableaux que ne désavouerait pas Rouault (autre Georges). « Je m'avise que le bunker fait partie des objets générateurs d'images mentales qui me constituent ». Bunker, le cocon d'humour qui habille ici la tragédie ? « Le gamin passionné de chevalerie et d'art militaire médiéval » sort son arsenal pour la « Marie Star d'Hollywood, ses casemates mousseuses tendues sur une armature en tigelles d'acier ». Mais, foin de discours ! Somme toute, vous verrez, J.-F. Dubois « étreint sainement la réalité sans faire de manières ». Marie Massiot

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  • L'Une et l'autre nuit

    Amina Said

    Parution : 1 Janvier 1992 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    La nuit porte poèmes comme l'horizon sa messagère. Sous la voûte en tumulte, obstinément une femme de sable et d'écume traverse les ténèbres les yeux ouverts, d'une rive l'autre, entre Orient et Occident, comme en pays de renaissance. Écoutez-la murmurer à contre vent. Tel on ignore le sang qui tourne, naufragé en son île, fervent obscur. Puis l'aube s'élance, comme un oiseau dédoublé. Car « il faut une trêve à l'aile violente du deuil ». D'un lieu provisoire (Paris) à cet autre (Hammamet), la voie d'Amina Saïd est mouvance intérieure. Singulière et plurielle. Lumineuse en ses cercles à l'heure du dénouement. Il n'est de boussole que vertiges, « rituels du silence », dérives en éclats, fusions, déchirements. Mais le poème résiste au feu de la question. Il est du grain des métamorphoses dont on fait prodige de moissons. Et de recueil en recueil, l'oeuvre d'Amina Saïd accomplit ce miracle. Lotfi Al Badi

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  • Le Plateau

    Rogues

    Parution : 1 Janvier 1992 - Entrée pnb : 25 Novembre 2015

    Que reste-t-il au poète qui sent sourdre en lui une nostalgie sans affectation, une tristesse un peu blanche, mais qui ne se départit à aucun moment d'une saine virilité ? Les éléments, les principes présocratiques avec lesquels on dit le recours aux forêts d'un homme fatigué des hommes et parfois de lui. Jean-Paul Rogues s'approche d'autant des paysages qu'il s'éloigne des humains. Autant il sonde les reins d'une terre brune, les basaltes ou les granites mal équarris, autant il scrute le ciel peuplé de hérons, les nuages qui font des châteaux, les grands oiseaux héraldiques, autant il guette les colchiques apparus, la chicorée brusquement refleurie, la paix des plateaux et le nom des rivières, autant il congédie les hommes et efface tous les visages. « Hurler à la beauté » écrit-il, pour se confondre avec « le tintouin stellaire des grillons radicaux », ou « les ciels polyglottes ». L'écriture de Jean-Paul Rogues est celle d'un panthéiste, d'un païen qui aurait dépassé Spinoza pour le pratiquer dans la paix des vents qui habillent le plateau comme une peau. Michel Onfray.

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